Ce mardi, Youcef Bouzenada, président de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB), a présidé le lancement officiel du premier Fonds commun de placement à risques (FCPR) à caractère universitaire constitué en Algérie. Vingt établissements d’enseignement supérieur en forment le socle fondateur.
Le fonds tire son existence d’un agrément délivré le 2 mars 2026 par la COSOB à la Société d’investissement financier de l’Université d’Alger 3 (SIF-UA3), première habilitation du genre jamais accordée dans le pays à une structure de capital-risque adossée au milieu académique. Quatre mois ont séparé l’autorisation réglementaire du véhicule opérationnel.
Un écosystème financier qui se construit par étapes
Le dispositif permet à la SIF-UA3 de lever des capitaux auprès des universités partenaires, de prendre des participations dans des projets issus de la recherche et de l’entrepreneuriat étudiant, et d’accompagner leur maturation commerciale. Ce segment du financement de l’innovation n’avait, jusqu’ici, aucune existence juridique en Algérie. La création en novembre 2025 de la première holding universitaire du pays par l’Université d’Alger 3, dotée d’un capital initial de 120 millions de dinars, avait ouvert cette séquence.
Le lancement du FCPR s’inscrit dans un mouvement plus large d’ouverture du marché financier aux structures d’innovation. Depuis le 1er février 2026, les startups labellisées bénéficient d’une exonération des frais d’admission à la Bourse d’Alger sur la période 2026-2028, pour des levées ne dépassant pas 500 millions de dinars.
Vingt universités au démarrage, sur un réseau national qui en recense plus d’une centaine. La montée en charge du portefeuille, la qualité des dossiers instruits et la capacité à mobiliser des co-investisseurs privés diront ce que vaut réellement le mécanisme mis en place ce mardi.

