Courgette à 280 DA, oranges à 320 DA : les marchés algériens s’emballent à la veille de l’Aïd

4 min de lecture

À la veille de l’Aïd El-Fitr, les prix des fruits et légumes connaissent une hausse spectaculaire sur les marchés algériens. Cette flambée intervient dans un contexte déjà marqué par une forte pression sur le pouvoir d’achat durant le mois de Ramadan.

En effet, plusieurs produits affichent des augmentations vertigineuses. Dans certains cas, la hausse atteint jusqu’à 100 % par rapport aux niveaux observés lors de la troisième semaine du Ramadan. Cette évolution rapide des prix inquiète les consommateurs, contraints de faire face à une nouvelle vague inflationniste.

La courgette apparaît comme le produit le plus touché par cette flambée. Au début du mois, son prix oscillait entre 110 et 140 dinars le kilogramme. Aujourd’hui, ce jeudi 18 mars, elle s’affiche entre 240 et 280 dinars. Ainsi, la hausse dépasse les 100 %, ce qui en fait un symbole de cette dérive des prix.

Par ailleurs, la tomate suit la même trajectoire haussière. En l’espace de quelques jours seulement, ses prix ont bondi de près de 50 %. Le kilogramme se vend actuellement entre 130 et 180 dinars, contre 80 à 120 dinars il y a une dizaine de jours. Cette progression rapide complique davantage le budget des ménages.

De leur côté, les carottes enregistrent également une augmentation notable. Leur prix a grimpé de 30 à 40 dinars par kilogramme. Bien que moins spectaculaire, cette hausse contribue à l’augmentation globale du panier alimentaire.

Les fruits ne sont pas épargnés par cette tendance. Les oranges, en particulier, affichent une hausse comprise entre 50 et 80 % par rapport au début du Ramadan. Aujourd’hui, le kilogramme d’oranges de bonne qualité se vend entre 280 et 320 dinars. À la fin du mois de février, il coûtait moins de 200 dinars. Là encore, la progression des prix reste significative.

Face à cette situation, le pouvoir d’achat des consommateurs se retrouve fortement fragilisé. Déjà éprouvés par les dépenses élevées du mois de Ramadan, les ménages doivent désormais faire face à une nouvelle pression à l’approche de l’Aïd. Cette accumulation de hausses accentue les difficultés financières, notamment pour les familles à revenus modestes.

En outre, plusieurs observateurs pointent du doigt les pratiques de certains intervenants dans la chaîne de production et de distribution. Ces derniers profiteraient de la forte demande liée à la fête pour augmenter les prix. De plus, l’absence de mécanismes efficaces de régulation des marchés des fruits et légumes leur permet d’imposer leurs marges.

La salade fait l’exception

Cependant, une exception mérite d’être soulignée. La salade constitue le seul produit à échapper à cette flambée. Après avoir atteint des sommets durant les trois premières semaines du Ramadan, ses prix ont nettement reculé. Ils oscillent désormais entre 120 et 150 dinars le kilogramme, contre 250 à 300 dinars auparavant.

La hausse généralisée des prix des fruits et légumes à la veille de l’Aïd confirme une tendance inflationniste préoccupante. Sans intervention rapide pour encadrer le marché, cette situation risque de se reproduire lors des prochaines périodes de forte consommation.

Partager cet article