Dettes envers les compagnies aériennes : l’Algérie à la traine

Dettes envers les compagnies aériennes : l’Algérie à la traine

L’Algérie figure désormais au deuxième rang des pays africains dont les dettes envers les compagnies aériennes étrangères restent non réglées. Ce classement, révélé par l’IATA (Association du transport aérien international), montre que le pays doit encore 178 millions USD aux compagnies aériennes internationales pour les billets vendus localement. En 2022, le montant était de 180 millions.

Un problème persistant

Malgré les efforts de certains pays comme le Nigeria, qui a remboursé 98 % de ses dettes en 2024, l’Algérie reste un mauvais élève. Ce blocage freine le bon fonctionnement des compagnies aériennes étrangères opérant sur le territoire national. Il pénalise également le développement du secteur du transport aérien.

Selon l’IATA, l’Afrique est la région du monde où le rapatriement des recettes est le plus difficile. À la fin avril 2025, douze pays africains figuraient parmi les quinze principaux débiteurs mondiaux. Ensemble, ils totalisent 846 millions USD sur les 1,3 milliard USD de recettes non rapatriées.

D’autres pays africains concernés

Le Mozambique occupe la première place du classement avec une dette de 205 millions USD. L’Algérie est suivie par l’Angola (84 millions USD), l’Érythrée (76 millions USD), et le Zimbabwe (68 millions USD). D’autres pays comme l’Éthiopie, le Cameroun, le Tchad, et le Congo complètent cette liste préoccupante.

En dehors du continent africain, le Liban, le Bangladesh et le Pakistan figurent également sur cette liste noire, bien que leurs dettes aient notablement baissé grâce à une politique plus souple et aux efforts de l’IATA.

Un frein pour l’activité aérienne

L’IATA alerte sur les conséquences de ces blocages. « Garantir le rapatriement rapide des revenus est essentiel pour que les compagnies aériennes puissent couvrir leurs dépenses en devises fortes et maintenir leurs opérations », a déclaré Willie Walsh, directeur général de l’IATA.

Il précise également que les refus de transfert violent souvent les accords bilatéraux signés entre les pays. De plus, ces blocages créent une incertitude monétaire qui nuit à la stabilité financière des compagnies.

Une solution attendue

En Algérie, cette situation demeure inchangée malgré les appels répétés à l’assainissement du climat des affaires. La persistance de ce problème pourrait dissuader certaines compagnies d’augmenter leurs dessertes ou d’y investir durablement. L’avenir du secteur aérien en Algérie passe donc inévitablement par une résolution rapide de cette crise de rapatriement des recettes.

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