Marché interbancaire : le dinar poursuit son renforcement face à l’euro

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Dinar

Le dinar algérien poursuit son appréciation face à l’euro sur le marché financier officiel, appelé également marché interbancaire des changes. La tendance, amorcée depuis plusieurs jours, s’est poursuivie cette semaine, même si le rythme de progression de la monnaie nationale semble désormais plus modéré.

Selon les dernières cotations publiées par la Banque d’Algérie, le cours de l’euro s’est établi à 152,2883 dinars le jeudi 24 septembre 2026. Il s’agit de la dernière cotation disponible sur le tableau officiel consulté ce vendredi 25 septembre.

Le mouvement est particulièrement visible en comparaison avec la cotation du vendredi 18 septembre. À cette date, un euro valait 153,5240 dinars sur le marché interbancaire.

En l’espace de quelques séances, le cours est ainsi passé à 152,2883 dinars, soit un recul de 1,2357 dinar pour un euro. La baisse s’est toutefois progressivement ralentie : après 153,5240 dinars le 18 septembre, l’euro est passé à 153,3036 le 21, puis à 153,2126 le 22, 152,6642 le 23 et enfin 152,2883 dinars le 24 septembre.

Cette évolution signifie mécaniquement un renforcement du dinar face à la monnaie européenne sur le marché officiel. Le marché interbancaire des changes est le compartiment où les intermédiaires agréés réalisent leurs opérations de change et affichent leurs cours indicatifs face au dinar.

Le mouvement avait déjà été relevé par Maghreb Émergent, dans l’uen de ses édtitions qui faisait état d’un redressement du dinar face à l’euro. Le site indiquait alors un cours de 153,5240 dinars pour un euro le 18 septembre.

Un effet potentiel sur le coût des importations

Au-delà de la seule évolution du taux de change, l’appréciation du dinar peut avoir un effet sur le coût des produits importés. Lorsqu’un euro coûte moins de dinars, les importateurs algériens qui règlent certaines marchandises ou prestations en monnaie européenne ont, toutes choses égales par ailleurs, besoin de moins de monnaie nationale pour acquérir la même quantité d’euros.

Ce mécanisme peut ainsi contribuer à amortir une partie de l’inflation importée, notamment pour les produits provenant de la zone euro. Il ne signifie toutefois pas automatiquement une baisse des prix en Algérie, car le prix final dépend également des coûts de transport, des matières premières, des taxes, des marges et de l’évolution des prix chez les fournisseurs étrangers.

Cette question reste d’autant plus importante que les tensions sur les prix se sont renforcées dans la zone euro. Selon Eurostat, l’inflation annuelle dans la zone euro a atteint 3,2 % en août 2026, contre 2,9 % en juillet et 2 % un an auparavant. Les prix de l’énergie ont notamment fortement contribué à cette accélération.

Dans ce contexte, un dinar plus fort face à l’euro constitue donc un élément susceptible de limiter la transmission de la hausse des prix extérieurs à l’économie algérienne, en particulier pour les importations facturées en euros.

La tendance devra toutefois être suivie au cours des prochaines séances pour déterminer si le renforcement récent du dinar constitue un mouvement durable ou une simple phase de consolidation du taux de change officiel.

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