Energies renouvelables : après l’abandon de Desertec, l’Algérie fait toujours les yeux doux à l’Allemagne

Maghreb Emergent
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Les énergies renouvelables constituent un “domaine d’excellence” pour un partenariat renouvelé entre l’Algérie et l’Allemagne, a estimé l’ambassadeur d’Algérie à Berlin, Nor Eddine Aouam dans un entretien accordé au magazine mensuel allemand “Diplomatisches Magazin”.

Evoquant les opportunités d’investissements, il a indiqué que le champ de l’investissement en Algérie est “très vaste” et qu’il y avait de la place pour les partenaires qui veulent s’engager dans une relation “gagnant-gagnant”, aussi bien avec le secteur public que privé.

Dans une interview intitulée “Algérie: une étoile montante dans l’énergie solaire” l’ambassadeur a qualifié l’Allemagne de “partenaire historique” dans l’industrialisation de l’Algérie, en relevant le fait que “nombreuses sont les firmes allemandes activant sur le marché algérien”.

M. Aouam a tenu à préciser que cette volonté est également portée par le Programme National des énergies renouvelables (PNER) qui couvre une période allant jusqu’à l’horizon 2030. Il a évoqué dans ce cadre le dispositifs public de création d’emplois pour les jeunes, à travers le financement de la création d’entreprises

Les sollicitations de l’ambassadeur algérien font suite à une fin tragique du fameux projet mort-né “Desertec”, dont le dossier a été “définitivement enterré”, selon le ministre de l’Energie Abdelmadjid Attar.

Attar a cependant dévoilé qu’en matière d’énergies renouvelables (EnRs), l’Algérie souhaite dorénavant miser sur une multitude de projets “de petite taille”, à développer en partenariat avec des entreprises étrangères.

En mai dernier, la présidente de la Chambre de commerce extérieure allemande (AHK) Algérie, Monika Erath, a déclaré sur les colonnes du magazine économique “l’Actuel International”, qu’il faut travailler à rendre “l’Algérie commercialisable en Allemagne”, en précisant que le pari sur les EnRs, faisait pleinement partie de cette stratégie.

“Les entreprises allemandes peuvent apporter une contribution à la mise en œuvre du plan gouvernemental (algérien. NDLR), une création d’un approvisionnement énergétique reposant sur les énergies renouvelables d’une capacité allant jusqu’à 15.000 mégawatts au cours des 10 à 15 prochaines années. Le partenariat officiel énergétique germano-algérien, qui existe depuis 2016, peut fournir un soutien très essentiel.” Avait-elle suggéré.

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