Gazoduc trans-saharien : la BAD prête à financer le projet et appelle l’Algérie à jouer un rôle moteur

Maghreb Emergent
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Le projet de gazoduc transsaharien vise à acheminer le gaz nigérian vers l’Algérie puis vers l’Europe.

Le gazoduc trans-saharien (TSGP) s’est invité dans les débats des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), réunies cette semaine à Brazzaville. Abdoulkader Dileita, responsable du bureau pays de la BAD pour l’Algérie, a confirmé que l’institution est prête à financer le projet, directement ou en mobilisant d’autres partenaires financiers, rapporte l’agence presse.

Long de 4 130 km et conçu pour transporter jusqu’à 30 milliards de m³ de gaz par an, le TSGP doit relier le Nigeria à l’Algérie en traversant le Niger, avant d’alimenter les réseaux gaziers européens. Le projet vise simultanément à améliorer l’accès à l’énergie dans les pays traversés et à stimuler leur développement industriel.

Un projet qui dépasse la seule question gazière

Pour M. Dileita, le TSGP ne se résume pas à un pipeline. Il s’inscrit dans un ensemble plus large que le président Abdelmadjid Tebboune a associé à la Route de l’unité africaine et à la dorsale trans-saharienne à fibre optique, trois projets structurants que l’Algérie porte comme axes de sa politique africaine.

Sur la question sécuritaire, le responsable de la BAD a été explicite : dans le Sahel, « la réponse durable aux crises est le développement ». Connecter les territoires et intégrer les économies régionales constituent, selon lui, les seuls leviers capables de produire une stabilisation durable.

L’Algérie, de par sa position géographique et son rôle diplomatique, occupe selon M. Dileita « une position centrale » dans cette stratégie. Le nouveau Document de stratégie pays (DSP) 2025-2030, élaboré conjointement par la BAD et les autorités algériennes, prévoit un soutien accru aux infrastructures de transport et d’énergie, ainsi qu’à la diversification économique. L’institution entend également accompagner le développement des énergies renouvelables : l’Algérie dispose, rappelle M. Dileita, de l’un des plus importants gisements solaires au monde.

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