La Banque africaine de développement (BAD) a revu à la hausse ses prévisions de croissance économique pour l’Algérie, tablant désormais sur une progression de 4,1 % en 2026 contre une estimation précédente plus modérée. Cette révision traduit, selon l’institution financière panafricaine, la résilience de l’économie nationale et la poursuite de la dynamique enregistrée dans plusieurs secteurs hors hydrocarbures.
Dans son dernier rapport sur les perspectives économiques en Afrique, la BAD souligne que l’économie algérienne continue de bénéficier d’une amélioration de l’activité industrielle, de la reprise de l’investissement public ainsi que de la progression de certains secteurs productifs, notamment l’agriculture et les services.
L’institution estime également que les réformes engagées ces dernières années pour diversifier l’économie commencent progressivement à produire leurs effets. La hausse des investissements dans les infrastructures, l’industrie manufacturière et les projets énergétiques contribue, selon la BAD, àsoutenir la croissance économique du pays.
Cette amélioration des perspectives intervient dans un contexte international marqué par plusieurs incertitudes économiques et géopolitiques. Malgré le ralentissement observé dans certaines économies mondiales, l’Algérie maintient des indicateurs jugés relativement solides grâce notamment à la stabilité de ses finances extérieures et à la poursuite des dépenses publiques de soutien à l’économie.
La BAD souligne par ailleurs que la croissance algérienne devrait être davantage portée par les secteurs hors hydrocarbures durant les prochaines années. Cette orientation s’inscrit dans la stratégie des autorités visant à réduire la dépendance aux revenus pétroliers et à développer les exportations hors énergie.
L’institution africaine relève aussi l’importance des investissements engagés dans les infrastructures de transport, l’industrie, les mines et les énergies renouvelables. Ces projets sont considérés comme des leviers essentiels pour renforcer la compétitivité de l’économie nationale et attirer davantage d’investissements.
Concernant l’inflation, la BAD prévoit une poursuite du ralentissement progressif des tensions sur les prix grâce à l’amélioration de l’offre sur certains marchés et aux mesures prises pour soutenir le pouvoir d’achat.
Avec ces nouvelles prévisions, l’Algérie figure parmi les économies africaines affichant des perspectives de croissance relativement favorables pour les prochaines années, malgré un environnement mondial qui demeure marqué par une forte volatilité.


