Le dernier Global Passport Index, publié le 30 juin par Global Citizen Solutions, ne joue pas en faveur du passeport algérien. Classé 147ᵉ sur 197 pays, il figure parmi les 50 passeports les moins puissants au monde et reste devancé par ceux du Maroc et de la Tunisie.
Le nouveau classement mondial des passeports met en lumière les écarts qui persistent entre les différents documents de voyage. En se basant sur plusieurs critères, Global Citizen Solutions évalue non seulement la mobilité offerte aux voyageurs, mais aussi l’attractivité économique et la qualité de vie de chaque pays. Dans cette édition de juin, le passeport algérien recule dans le bas du classement mondial.
Le passeport algérien ouvre la liste des 50 passeports les moins puissants au monde
Selon le Global Passport Index, l’Algérie occupe la 147ᵉ place sur 197 pays. Ce classement place le passeport algérien à l’entrée des 50 derniers passeports de la planète.
Dans le détail, les détenteurs du passeport algérien sont classés 159ᵉ en matière de mobilité internationale. Pour l’indice d’investissement, l’Algérie se situe à la 145ᵉ place, tandis que l’indice de qualité de vie la positionne au 113ᵉ rang, avec un revenu annuel par habitant estimé à 15 874 dollars.
À l’échelle régionale, le passeport algérien est dépassé par celui du Maroc, classé 122ᵉ, et par celui de la Tunisie, qui occupe la 129ᵉ place. En Afrique, l’île Maurice se distingue avec une 59ᵉ place mondiale, alors que l’Afrique du Sud figure au 105ᵉ rang.
À l’autre extrémité du classement, la Suède occupe la première place mondiale. Singapour est le seul pays asiatique présent dans le Top 10, tandis que la France se classe 11ᵉ.
Les trois critères qui déterminent la puissance d’un passeport
Le Global Passport Index ne se limite pas au nombre de pays accessibles sans visa. Son classement repose sur trois grands indicateurs.
Le premier est l’indice de mobilité améliorée, qui représente 50 % de la note finale. Il mesure les facilités de déplacement offertes aux détenteurs du passeport ainsi que l’attractivité générale du pays.
Le deuxième est l’indice d’investissement, qui compte pour 25 % de la note. Il évalue la solidité de l’économie, les opportunités d’affaires et l’environnement fiscal proposé aux investisseurs.
Enfin, l’indice de qualité de vie, également pondéré à 25 %, prend en compte plusieurs facteurs, dont le développement durable, le coût de la vie, le niveau de bonheur, les libertés individuelles, la performance environnementale et l’accueil des migrants.


