Les assureurs algériens ont dégagé un excédent de 118 millions de dinars en 2025

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Les compagnies membres de l'UAR ont versé 98,3 % des produits de la fédération sous forme de cotisations en 2025. (Photo montage)

En 2025, l’Union algérienne des sociétés d’assurance et de réassurance (UAR) a enregistré des produits de 268,23 millions de dinars pour des charges de 149,28 millions de dinars. L’excédent dégagé, supérieur à 118 millions de dinars, est le plus élevé depuis plusieurs années dans l’histoire financière de cette fédération professionnelle qui représente l’ensemble des compagnies opérant sur un marché frôlant les 100 milliards de dinars.

Les adhésions et cotisations versées par les compagnies membres constituent toujours l’essentiel des recettes, à hauteur de 98,3 % des produits. Mais l’exercice 2025 a bénéficié d’un apport inhabituel : la 3e Conférence arabe des actuaires, organisée par l’UAR, a généré 53,3 millions de dinars grâce aux sponsorings et aux droits de participation. Un événement scientifique sectoriel qui a donc pesé de façon significative sur l’équilibre de l’exercice.

Des charges concentrées sur l’organisation et la communication

Du côté des charges, les services extérieurs concentrent 34,42 % des coûts, les autres services extérieurs 31,50 %. Ces deux postes, qui recouvrent la location de salles, la communication, l’impression et l’accueil, représentent ensemble les deux tiers des dépenses. Les frais de personnel et les charges de fonctionnement courant viennent ensuite.

Sur une période plus longue, le rapport annuel fait état d’une progression des produits de 367 % et d’une amélioration du résultat de 101,5 % selon les graphiques publiés. Cette trajectoire sur plusieurs exercices témoigne d’une montée en puissance réelle de l’organisation, dont le budget était historiquement modeste au regard de ses attributions représentatives.

L’UAR assure la représentation collective du secteur algérien de l’assurance, qui compte une vingtaine de compagnies publiques et privées. Elle n’a pas vocation à opérer comme une structure commerciale, ce qui rend d’autant plus notable la solidité de ses comptes.

Dans son rapport 2025, la fédération réclame par ailleurs la création d’une autorité de régulation sectorielle autonome, distincte du ministère des Finances, une revendication qui traduit une ambition institutionnelle dépassant le seul cadre comptable. L’excédent dégagé devrait alimenter ses réserves et, potentiellement, lui permettre d’accroître son programme d’activités pour 2026, notamment sur le terrain de la formation professionnelle et de la représentation internationale.

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