L’Iran conserve l’essentiel de ses capacités de missiles : une révélation qui met en rage Donald Trump

Alors qu'il affirme avoir décimé l’armée iranienne, le président américain est en rage contre le New York Times, accusé de « trahison » pour avoir révélé que Téhéran a largement conservé ses capacités de missiles.

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Selon les services de renseignements cités par le New York Times, l'Iran a retrouvé l'accès à 30 bases de missiles sur 33 dans le détroit d'Ormuz.

Tandis que l’administration Trump assure que l’armée iranienne a été totalement anéantie à la suite de l’opération conjointe américano-israélienne « Epic Fury », lancée le 28 février 2026, les évaluations stratégiques confidentielles dressent un bilan bien plus nuancé. Selon ces documents, cités par le quotidien américain, l’Iran a déjà retrouvé l’accès à la grande majorité de ses infrastructures militaires.

L’inquiétude principale des planificateurs du Pentagone concerne le détroit d’Ormuz, une voie navigable cruciale par laquelle transite un chose d’un cinquième de la consommation mondiale de pétrole. Les services de renseignement estiment que l’Iran a rétabli un accès opérationnel à 30 de ses 33 sites de missiles situés le long du détroit, menaçant directement les navires de guerre et les pétroliers dans la zone.

À l’échelle nationale, environ 90 % des installations souterraines de stockage et de lancement sont de nouveau jugées partiellement ou totalement opérationnelles. De plus, Téhéran conserve environ 70 % de son stock de missiles d’avant-guerre, qu’il s’agisse d’engins balistiques ou de missiles de croisière, ainsi que 70 % de ses lanceurs mobiles.

Pour Donald Trump, c’est une « trahison »

Cette résilience s’explique en partie par les choix tactiques de l’armée américaine. Confronté à des stocks limités de bombes antibunker, le Pentagone a souvent privilégié le scellement des entrées des bases souterraines plutôt que leur destruction complète. Une partie de ces munitions hautement spécialisées a également été préservée en vue de conflits potentiels en Asie.

En conséquence, les forces iraniennes ont pu déblayer et réinvestir leurs installations beaucoup plus rapidement que prévu, contredisant les affirmations du président Trump et du secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, qui assuraient en mars et avril que la « menace » iranienne était éradiquée pour des années.

Ces révélations n’ont pas été du goût de Donald Trump. Avant de s’envoler pour Pékin, le président a martelé une nouvelle fois que « l’armée iranienne est décimée ». « Ceux qui prétendent le contraire sont des “traîtres”, des “lâches qui jouent contre leur pays” », a-t-il asséné sur son réseau Truth Social.

Des arsenaux lourdement entamés

Une éventuelle relance de la guerre contre l’Iran poserait de sérieux problèmes de logistique. L’effort de guerre a lourdement entamé les arsenaux américains, qui ont consommé en moins de trois mois près de 1 100 missiles de croisière furtifs, plus de 1 000 Tomahawk et plus de 1 300 intercepteurs Patriot. La reconstruction de ces stocks prendra des années, l’industrie de la défense se heurtant à des goulets d’étranglement structurels, notamment pour la production de moteurs de fusée.

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