L’euro entame la semaine sur une note positive face au dinar algérien. Sur le marché noir des devises, la monnaie unique européenne efface une partie de ses pertes de la fin de semaine dernière. Ce lundi 29 juin, la tendance s’inverse après la chute observée les 21 et 22 juin.
À la vente, l’euro s’échange désormais à 278 dinars. Ce niveau marque une progression d’un dinar par rapport à la cotation de jeudi dernier. À l’achat, le marché noir des devises affiche 275,5 dinars. Là encore, la hausse atteint un dinar sur la même période.
Cette reprise reste limitée en valeur absolue. Toutefois, elle confirme un changement d’orientation après plusieurs jours de repli pour la monnaie européenne. Le marché parallèle de change retrouve ainsi un peu de dynamisme en ce début de semaine.
L’apaisement au Moyen-Orient en cause
Selon un cambiste interrogé, ce frémissement haussier s’explique avant tout par les espoirs de désescalade au Moyen-Orient. Une issue diplomatique au conflit s’impose en effet de plus en plus comme une hypothèse crédible. Cette perspective redonne confiance aux marchés financiers. Elle rassure également les opérateurs du commerce international.
Le marché noir algérien des devises n’échappe pas à cette influence régionale. Les cours de l’euro qui y sont pratiqués réagissent directement aux évolutions géopolitiques. Ainsi, toute amélioration du contexte sécuritaire se répercute rapidement sur les cotations.
La fin du conflit aurait un effet mécanique sur les échanges. D’une part, elle permettrait la reprise pleine des transactions financières internationales. D’autre part, elle relancerait les échanges commerciaux dans la région. Or, qui dit reprise du commerce dit hausse des besoins en devises étrangères. Par conséquent, les cours suivent logiquement cette dynamique à la hausse.
À l’inverse, un scénario de détérioration aurait des effets opposés. Une telle évolution perturberait fortement le commerce international. Le transport maritime, déjà sensible aux tensions régionales, en pâtirait directement. Le transport aérien subirait également des conséquences notables. Ces perturbations finiraient par peser sur les flux d’échanges, et donc sur le marché noir des devises en Algérie.
Une situation à surveiller
Pour l’instant, la prudence reste de mise. La hausse enregistrée ce lundi demeure modeste. Elle ne compense pas entièrement la chute du week-end précédent. Les opérateurs du marché noir des devises continuent donc de suivre de près l’évolution du dossier moyen-oriental. Toute nouvelle annonce diplomatique pourrait, dans les prochains jours, accentuer ou inverser cette tendance.


