Sept pays de l’Alliance Opep+, l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman, ont annoncé dimanche le maintien de leur politique de production pour le mois d’octobre. La décision intervient après six hausses mensuelles consécutives qui ont permis d’effacer entièrement une coupe volontaire de 1,65 million de barils par jour, décidée en 2023.
Dans leur communiqué, les sept pays réaffirment leur engagement collectif envers la déclaration de coopération et annoncent la poursuite de réunions mensuelles de suivi du marché, la prochaine étant fixée au 4 octobre.
Le statu quo intervient alors que la guerre en Iran continue de perturber les exportations de brut via le détroit d’Ormuz. Selon plusieurs sources proches des discussions citées par Reuters, cette perturbation réduit d’elle-même la marge de manœuvre du groupe sur les prix et les parts de marché, les volumes réellement mis sur le marché restant très en deçà des quotas fixés en août pour septembre, quand une hausse de 188 000 barils par jour avait été actée.
Une autre tranche de réduction, celle-là fixée à deux millions de barils par jour depuis 2022, reste en vigueur pour la majorité des vingt et un pays de l’alliance jusqu’à fin 2026. Sa possible levée dépend d’une révision des capacités de production réelles de chaque membre, confiée au cabinet texan DeGolyer and MacNaughton, dont le rapport est attendu fin septembre. Il servira de base aux quotas 2027, un dossier que des pays comme l’Irak poussent déjà pour obtenir des parts plus élevées.
Dans son rapport mensuel d’août, l’Opep évaluait la production de brut du groupe à 37,66 millions de barils par jour en juillet, en hausse de 1,42 million sur un mois. La même publication a revu à la baisse la croissance attendue de la demande mondiale pour 2026, à environ 600 000 barils par jour, un chiffre qui traduit le poids des perturbations commerciales et de la flambée des prix de l’énergie sur la consommation.


