Le ministère des Travaux publics et des Infrastructures de base a rejoint, dimanche 6 septembre 2026, la plateforme nationale Dzair Digital Services (DZDS). Selon un communiqué publié sur sa page Facebook, trois services ont été ajouté à la plateforme nationale unique, qui s’ajoute à aux services numériques de 16 ministères déjà intégrés.
Trois services sont concernés par cette intégration, précise le communiqué. Le certificat de qualification et de classification professionnelle des entreprises de réalisation, l’agrément des bureaux d’études techniques privés, et la délivrance du document de détermination de distance. Les entreprises et bureaux d’études concernés peuvent désormais déposer leurs dossiers en ligne et suivre leur traitement à distance, sans passer par l’administration centrale ni par les directions de wilaya des travaux publics.
Le ministère inscrit cette bascule dans la continuité de la politique de numérisation portée par la Haute Commission à la numérisation, sous la tutelle de laquelle s’opère l’intégration. Selon le communiqué, l’objectif est de simplifier les procédures administratives, réduire les délais de traitement des dossiers et renforcer la transparence dans leur gestion.
Un mouvement engagé depuis plusieurs mois
Le secteur des travaux publics n’est pas le premier à basculer sur DZDS. La plateforme héberge déjà les services de plusieurs départements ministériels : Intérieur (actes de naissance et de mariage), Justice (casier judiciaire, certificat de nationalité), Finances (livret foncier), Commerce (état de vente et de stock), Habitat (permis de construire électronique), Santé, Agriculture, Hydraulique, Éducation, Enseignement supérieur, Solidarité, Affaires étrangères — via le service Apostille — et Formation professionnelle, avec la plateforme Takwin. Une organisation par type de démarche (état civil, sécurité sociale, services judiciaires, création d’entreprise en ligne) complète l’accès par secteur ministériel.
Cette architecture double — par ministère et par type de service — vise en théorie à réduire le temps que met un usager à identifier la bonne procédure. Reste que l’ampleur réelle de la migration, ministère par ministère, échappe pour l’instant à toute évaluation indépendante : ni le nombre de dossiers traités depuis le lancement de DZDS, ni un calendrier officiel d’intégration des services restants n’ont été communiqués.
Ce que pourrait changer concrètement l’intégration
Pour une entreprise de réalisation, la qualification et la classification professionnelle conditionnent l’accès aux marchés publics. Jusqu’ici, l’obtention ou le renouvellement de ce certificat impliquait un passage par les directions de wilaya. La dématérialisation supprime cette étape pour le dépôt initial, mais le communiqué ne précise pas si les vérifications sur pièces ou les inspections physiques, quand elles existent, restent nécessaires. Même incertitude pour les bureaux d’études techniques privés, dont l’agrément conditionne leur droit d’exercer.
Le ministère promet une réduction des délais de traitement, sans avancer de chiffres précis ni de comparatif avec les délais antérieurs. Difficile, à ce stade, de mesurer le gain réel pour les opérateurs du secteur — qui jugeront sur pièces, une fois les premiers dossiers traités.


