La numérisation des services publics reste un chantier important en Algérie. Mais sur le terrain, les citoyens constatent encore des limites. Plusieurs démarches sont désormais accessibles en ligne. Pourtant, certaines procédures nécessitent toujours un déplacement.
C’est dans ce contexte que le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présidé lundi 10 août une réunion consacrée à l’état de la numérisation dans son secteur.
La réunion a porté sur l’avancement des différents projets numériques. Elle a aussi permis d’identifier les problèmes qui affectent les services destinés aux citoyens. Parmi les dossiers concernés figurent notamment les cartes grises et les documents d’état civil.
Sayoud ordonne d’accélérer la numérisation
Le ministre veut désormais accélérer le traitement des projets numériques. Il demande aussi aux services concernés de corriger rapidement les dysfonctionnements constatés. Selon le communiqué du ministère, la réunion a été organisée pour « évaluer la situation de la numérisation dans le secteur et faire le point sur l’avancement des différents projets et systèmes numériques ».
Saïd Sayoud a également donné « des instructions strictes pour une mobilisation totale et une prise en charge immédiate des insuffisances constatées ». Le ministre demande un suivi permanent des différents systèmes. Il veut également que les projets soient achevés dans les délais prévus.
Une numérisation encore partielle qui oblige à se déplacer
Le problème ne concerne pas uniquement l’existence des plateformes numériques. Pour beaucoup de citoyens, la vraie question est celle de la numérisation complète de la procédure.
Obtenir un document sur Internet ne suffit pas toujours. Dans certaines démarches, le citoyen peut récupérer un document en ligne, mais doit ensuite se déplacer pour déposer une photocopie, faire apposer un cachet ou compléter une étape administrative.
Cette situation réduit l’intérêt de la dématérialisation. Le déplacement reste nécessaire, même lorsque une partie de la procédure a déjà été effectuée à distance. Le citoyen se retrouve alors avec deux systèmes. Une première partie est numérique. La seconde reste physique.
Le ministère parle lui-même de « simplifier les procédures » et d’instaurer « un service public moderne, efficace et proche du citoyen ». Pour y parvenir, les plateformes doivent pouvoir communiquer entre elles. Les données doivent également être reconnues par les différentes administrations, sans obliger le citoyen à fournir plusieurs fois les mêmes documents.


