Prix du poulet en Algérie : les prix commencent à baisser sous l’effet du déstockage de l’ONAB

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Déstockage de l’ONAB.

Les prix du poulet commencent à refluer sur les marchés algériens, après la décision de l’Office national des aliments du bétail (ONAB) de déstocker des quantités de poulet congelé et de les commercialiser à des prix compétitifs, autour de 330 dinars le kilogramme.

Le début de cette opération semble déjà avoir un impact direct sur les prix du poulet vivant destiné à la vente en gros. En effet, les cours ont enregistré un recul moyen de 20 dinars par kilogramme en l’espace de quelques jours.

Samedi dernier, le poulet vivant en gros se négociait encore entre 330 et 340 dinars le kilogramme. Ce mardi 11 août, les prix tournent désormais autour de 310 à 320 dinars le kilogramme, selon les données recueillies auprès des opérateurs du marché.

L’intervention de l’ONAB commence à produire ses effets

Cette baisse intervient alors que l’ONAB a commencé à mettre sur le marché des stocks de poulet congelé à un prix fixé à environ 330 DA/kg. L’objectif est de renforcer l’offre disponible et de contribuer à stabiliser les prix, après la forte flambée enregistrée ces dernières semaines.

La commercialisation de poulet congelé à un prix compétitif exerce ainsi une pression sur les prix du poulet frais. Les grossistes et autres intervenants du marché doivent désormais composer avec une offre supplémentaire, ce qui contribue à réduire les tensions observées précédemment.

Pour les consommateurs, cette évolution pourrait annoncer une détente plus importante dans les prochains jours. La baisse des prix du poulet vivant pourrait en effet se poursuivre si l’ONAB maintient son opération de déstockage et continue d’inonder le marché avec des quantités importantes de poulet congelé local.

Une décision prise après la flambée des prix

L’intervention de l’ONAB intervient dans un contexte marqué par une forte hausse des prix de la volaille sur les marchés algériens. Le poulet avait atteint des niveaux particulièrement élevés durant les dernières semaines, sous l’effet notamment de plusieurs facteurs ayant affecté l’offre.

Face à cette flambée, le déstockage constitue un moyen de renforcer rapidement les disponibilités sur le marché et de limiter la pression sur les prix.

L’ONAB dispose, par ailleurs, d’importantes capacités dans le domaine de la production et de la conservation de la volaille. L’Office s’appuie notamment sur des abattoirs modernes spécialisés dans la volaille ainsi que sur des capacités de stockage en chambres froides, permettant de conserver les produits et de les injecter sur le marché lorsque cela est nécessaire.

L’Office travaille également avec des aviculteurs dans le cadre de conventions, ces derniers lui fournissant du poulet à des prix convenus. Ce dispositif permet à l’ONAB de constituer des stocks et d’intervenir ensuite sur le marché afin de renforcer l’offre lorsque les prix connaissent de fortes tensions.

La tendance observée depuis le début de cette semaine sera donc particulièrement suivie. Si les volumes de poulet congelé commercialisés par l’ONAB augmentent dans les prochains jours, la pression à la baisse pourrait se renforcer sur les prix du poulet vivant en gros, avec un éventuel impact, par la suite, sur les prix pratiqués au détail.

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