Pièces détachées en Algérie : Aïn M’lila accueille son premier salon national

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Le premier Salon national des pièces détachées et équipements automobiles d’Aïn M’lila ouvrira ses portes ce mardi 2 juin

Aïn M’lila s’apprête à accueillir un événement inédit pour l’industrie automobile algérienne. Du 2 au 4 juin 2026, la ville d’Oum El Bouaghi, sera le théâtre de la première édition du Salon de la production nationale de pièces de rechange et équipements automobiles. Un rendez-vous qui intervient alors que la filière cherche à renforcer la production locale et à réduire les importations.

L’organisation de ce premier salon national confirme la place grandissante d’Aïn M’lila dans l’écosystème automobile algérien. Longtemps connue pour son important marché de pièces de rechange, la ville veut désormais s’imposer comme un véritable pôle industriel.

Un premier salon pour valoriser les pièces détachées en Algérie

Organisé sous le haut patronage de la ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, en coordination avec plusieurs institutions locales, le salon se tiendra au complexe Salama Park d’Aïn M’lila.

L’événement réunira des indistriels , des producteurs, des équipementiers et des opérateurs économiques venus de plusieurs wilayas. L’objectif est de mettre en avant les capacités nationales dans un secteur considéré comme stratégique pour l’économie du pays.

Les organisateurs veulent également créer un espace d’échanges entre les différents acteurs de la filière. Des rencontres professionnelles entre industriels et investisseurs sont prévues afin de favoriser de nouveaux partenariats.

Le salon arrive à un moment où la question des pièces détachées occupe une place importante dans les préoccupations des automobilistes algériens.

Les difficultés d’approvisionnement, les fluctuations des importations et les besoins croissants du parc automobile poussent les autorités à encourager davantage la fabrication locale.

Pourquoi Aïn M’lila occupe une place stratégique

 La ville est souvent considérée comme l’un des principaux centres du commerce de pièces de rechange en Algérie.

Depuis plusieurs années, elle attire des opérateurs de différentes régions du pays. Cette concentration d’activités a progressivement transformé la ville en référence nationale dans ce domaine.

Aujourd’hui, l’ambition va plus loin. L’objectif est de passer du simple commerce à une véritable activité industrielle capable de produire localement des composants automobiles.

Le salon devra justement permettre de montrer les avancées réalisées par plusieurs entreprises algériennes, dans la fabrication de pièces et d’équipements destinés au marché national.

Fabcom et Stellantis renforcent la dynamique industrielle

Le 20 mai dernier, une première expédition de batteries fabriquées localement par Fabcom. Ces batteries fabriquées à Aïn M’lila exportées vers le Cameroun. Une opération qui marque une nouvelle étape pour l’industrie automobile nationale.

Selon FIAT El Djazaïr, cette exportation s’inscrit dans une stratégie visant à dépasser le stade de l’assemblage pour construire un véritable tissu industriel, qui sera capable de produire et d’exporter des composants automobiles.

Cette évolution constitue un signal encourageant pour les industriels du secteur. Elle montre que certaines unités de production locales commencent à trouver leur place sur les marchés étrangers.

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