Sécurité alimentaire 2026 : l’Algérie s’impose comme leader de la résilience en Afrique

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L’Algérie franchit une étape importante dans sa stratégie de souveraineté alimentaire. Selon le dernier rapport « Resilient Food Systems Index » (RFSI) publié le 3 mars 2026, le pays domine désormais le continent africain. Cette étude, réalisée par le think tank britannique Economist Impact en partenariat avec Cargill, évalue la solidité des systèmes alimentaires face aux chocs mondiaux.

L’Algérie, au premier plan africaine de la résilience

Dans un contexte marqué par l’instabilité climatique, l’Algérie affiche des performances remarquables. Elle occupe la 1ère place en Afrique parmi les douze nations étudiées. Sur l’échiquier international, l’Algérie se hisse au 32ème rang mondial sur 60 pays audités.

Avec un score global de 64,66 points sur 100, l’Algérie devance ses voisins directs et les puissances économiques du continent. Elle surpasse ainsi l’Afrique du Sud (38ème mondiale avec 62,65 points) et l’Égypte (39ème mondiale avec 62,18 points). Ces trois nations sont d’ailleurs les seules en Afrique à atteindre un niveau de résilience jugé « satisfaisant » par les experts, avec des notes supérieures à 60.

Les piliers de la réussite algérienne

Le classement RFSI ne se contente pas de mesurer la production agricole brute. Il analyse la capacité d’un État à garantir une nourriture saine, abordable et suffisante via 71 indicateurs précis. Ces critères fondamentaux s’articulent autour de quatre piliers stratégiques déterminants pour la résilience nationale. En premier lieu, l’accessibilité financière garantit le pouvoir d’achat des citoyens face aux produits essentiels, tandis que la disponibilité assure la présence physique constante des stocks sur le marché. Parallèlement, le système évalue la qualité et la sécurité nutritionnelle des aliments consommés par la population. Enfin, la réactivité face aux risques climatiques et aux catastrophes naturelles mesure la capacité d’adaptation de l’Algérie devant les urgences environnementales.

Un fossé persistant avec le reste du continent

Si l’Algérie brille, le reste de l’Afrique peine à suivre. Le Ghana arrive loin derrière en 4ème position africaine (46ème mondial). En bas de tableau, des pays comme le Nigeria (57ème) ou la République démocratique du Congo (60ème) affichent une vulnérabilité critique. Ces disparités s’expliquent par un manque d’investissement chronique et une exposition majeure au changement climatique dans les zones subsahariennes.

À l’opposé, le haut du classement mondial reste dominé par l’Europe. Le Portugal décroche la médaille d’or mondiale avec 76,83 points, grâce à un secteur agricole diversifié et tourné vers l’export. Il devance de peu la France (76,75 points) et le Royaume-Uni (76,34 points).

Malgré sa position de leader africain, l’Algérie doit maintenir ses efforts de modernisation. Le score moyen mondial se situe à 63,68 points, ce qui place l’Algérie juste au-dessus de la moyenne globale. L’enjeu pour les prochaines années repose sur l‘adaptation technologique et l’optimisation des ressources en eau. Néanmoins, ce classement confirme que l’économie algérienne a bâti un rempart solide contre les crises alimentaires qui menacent la stabilité mondiale.

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