Tebboune lors de son entretien télévisé : bâtir une économie autour du secteur minier

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Le president Abdelmadjid Tebboune s'entretient avec des journalistes

Le président de la République a réaffirmé hier, lors de son interview télévisée, son objectif qui consiste à bâtir une économie véritablement libérée des hydrocarbures, soulignant que l’Algérie n’a encore jamais réussi à construire un tel modèle économique par le passé.

Pour ce faire, Abdelmadjid Tebboune prône la transformation locale des matières premières. “Nous avons des richesses qui étaient enfouies et nous sommes restés collés ici au pétrole et au gaz, tandis qu’aujourd’hui notre consommation absorbe une grande partie de ce pétrole et de ce gaz” dit-il, qualifiant cela de “rançon du progrès”. Tebboune refuse l’exportation brute des matières premières. Il prend l’exemple du phosphate, qui doit être transformé sur place (notamment pour produire des engrais) afin de créer de la richesse, de générer des emplois locaux et d’augmenter la valeur ajoutée de l’économie algérienne.

C’est dans cet esprit qu’il a pris la décision de séparer la gestion des hydrocarbures de celle des mines, en créant un ministère spécifiquement dédié aux Mines, explique-t-il. Il justifie cette décision par le fait qu’un seul ministre ne peut pas gérer efficacement ces deux secteurs gigantesques : d’un côté, les hydrocarbures nécessitent un programme d’envergure, avec de vastes projets d’exploration prévus dans le Sud et en mer (offshore). De l’autre, estime-t-il, “le volume et la diversité des matières premières à exploiter (fer, grands gisements de phosphate, calcite, bentonite, marbre, etc.) exigent désormais un département ministériel à part entière, doté de ses propres spécialistes”

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