Véhicules chinois : l’Algérie parmi les principaux marchés de destination

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Importation de voitures chinoise en Algérie.
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Les véhicules chinois continuent de gagner du terrain sur les marchés étrangers. Entre janvier et août 2026, la Chine a exporté 7,45 millions de véhicules, soit une hausse de 51 % sur un an, selon les données de l’Administration générale des douanes chinoises rapportées par Asia Economy.

L’Algérie figure parmi les principaux marchés de destination. Avec 194 045 véhicules chinois exportés vers le pays sur les huit premiers mois de 2026, elle arrive en neuvième position dans le classement cité par le média sud-coréen.

Ce volume dépasse déjà largement celui enregistré sur l’ensemble de 2025. L’Algérie avait alors importé 96 418 véhicules, dont 54 418 véhicules de moins de trois ans et environ 42 000 véhicules neufs.

Cette progression intervient alors que plusieurs grands marchés cherchent à limiter l’arrivée des véhicules chinois. Les États-Unis et l’Europe ont déjà pris des mesures visant notamment les véhicules électriques chinois. Une situation qui pourrait pousser une partie des constructeurs à chercher de nouveaux débouchés.

194 045 véhicules chinois en huit mois

Les chiffres rapportés par Asia Economy montrent l’accélération des exportations chinoises. La Russie arrive en tête avec 638 224 véhicules entre janvier et août 2026. Le Brésil suit avec 480 403 unités. Viennent ensuite le Royaume-Uni, l’Australie, la Belgique et le Mexique. L’Algérie arrive derrière les Philippines, avec 194 045 véhicules.

La comparaison avec 2025 est particulièrement forte. Sur toute l’année dernière, les importations algériennes avaient atteint 96 418 véhicules. Le chiffre enregistré depuis le début de 2026 représente donc environ 101 % de plus que le total de 2025.

Cette hausse intervient après une période de faible disponibilité sur le marché algérien. En 2025, le recours à l’importation de véhicules de moins de trois ans avait permis d’introduire 54 418 unités. Les concessionnaires agréés avaient, de leur côté, importé environ 42 000 véhicules neufs.

La Chine n’est pas le seul fournisseur de l’Algérie

La progression chinoise ne signifie pas que l’Algérie dépend uniquement de ce marché. Les véhicules provenant d’Europe continuent également d’occuper une place importante.

La France en donne un exemple. Sur les douze mois allant de juillet 2025 à juin 2026, les produits issus de la construction automobile ont représenté un peu plus de 1,03 milliard d’euros dans les ventes françaises vers l’Algérie. Ce poste représente 25,8 % des exportations françaises vers le pays, malgré une baisse de 15,3 % sur un an.

Ces données couvrent donc aussi six mois de 2025 et six mois de 2026. Elles montrent que les échanges automobiles entre l’Algérie et l’Europe restent importants, même avec la montée en puissance des constructeurs chinois.

Pour Pékin, l’enjeu est désormais d’élargir encore les marchés d’exportation. Pour les pays importateurs, cette offensive chinoise apporte davantage de choix, mais elle pose aussi la question de la concurrence avec les constructeurs déjà présents. En Algérie, l’arrivée massive de véhicules chinois pourrait ainsi continuer à modifier le paysage automobile, alors que l’offre locale commence elle aussi à se reconstruire.

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