L’Algérie connaît un retour marqué des importations automobiles. Selon des données des services des douanes, 143 012 véhicules de marques chinoises ont été importés durant le premier semestre 2026.
Ce chiffre confirme la montée en puissance des constructeurs chinois sur le marché algérien. Il intervient après plusieurs années de restrictions qui avaient fortement réduit l’offre de véhicules neufs. La progression est également spectaculaire. Les importations de véhicules chinois ont augmenté de 235,5 % par rapport à la même période de 2025.
143 012 véhicules chinois importés en six mois
Les chiffres des douanes montrent l’ampleur du phénomène. En seulement six mois, l’Algérie a réceptionné 143 012 véhicules provenant de constructeurs chinois. Le pays se retrouve ainsi au dixième rang mondial des marchés destinataires des véhicules chinois.
Cette progression s’explique notamment par la réouverture progressive du marché automobile algérien. Les marques chinoises ont rapidement profité de cette situation pour proposer une offre plus large. Geely, MG, GAC, Livan ou encore Roewe figurent parmi les marques présentes sur le marché. Certains modèles ont rapidement trouvé leur place auprès des consommateurs algériens.
Cette dynamique concerne aussi des véhicules de marques internationales fabriqués en Chine. L’offre ne se limite donc pas aux seuls constructeurs chinois. Le retour des importations intervient après une longue période de restrictions. À partir de 2015, les autorités avaient fortement limité les importations automobiles.
Le marché avait alors connu une chute importante. Les véhicules neufs étaient devenus rares et les prix de l’occasion avaient fortement augmenté. La situation a commencé à changer avec les nouvelles mesures permettant notamment l’importation de véhicules de moins de trois ans par les particuliers. En 2025, 54 418 véhicules ont ainsi été importés par des particuliers dans ce cadre. Les concessionnaires agréés ont, de leur côté, importé environ 42 000 véhicules neufs.
Un marché algérien qui attire de nouveau les constructeurs
Le potentiel du marché algérien explique cette bataille entre les constructeurs. Avec une demande qui peut atteindre près de deux millions de véhicules par an, l’Algérie représente un marché important pour les marques internationales. Les constructeurs ne se contentent donc plus d’y vendre leurs véhicules. Ils cherchent aussi à produire localement.
Fiat, avec son usine de Tafraoui, est déjà engagé dans cette stratégie. L’usine de Stellantis constitue l’un des premiers projets structurants du nouveau paysage automobile algérien. D’autres constructeurs observent également le marché avec attention. Opel a déjà signé un accord avec le holding algérien AGM. Une implantation industrielle plus importante pourrait ainsi devenir une réalité.


