La politique migratoire américaine continue de se durcir. Après plusieurs mesures visant à renforcer le contrôle des entrées sur le territoire américain, ’administration de Donald Trump prépare une nouvelle réforme, qui pourrait compliquer davantage l’accès aux visas pour des milliers d’Africains, dont les Algériens.
Selon des informations révélées le 1er juin par l’agence de presse Associated Press (AP). Washington prévoit de réduire fortement le nombre d’ambassades et de consulats habilités à traiter les demandes de visa sur le continent africain.
Les États-Unis préparent une réduction massive des centres de visa en Afrique
Selon une note interne obtenue par l’Associated Press et confirmée par plusieurs responsables américains. Le Département d’État américain prévoit de ramener le nombre d’ambassades et de consulats africains traitant les demandes de visa de près de 50 à seulement 20.
La mesure n’est pas encore entrée en vigueur officiellement. Aucune date précise n’a été annoncée. Toutefois, d’après les informations recueillies par l’agence américaine, son application pourrait intervenir dès le mois de juin.
Cette décision s’inscrit dans la stratégie de l’administration Trump visant à limiter l’immigration légale et illégale vers les États-Unis. Les autorités américaines justifient cette orientation par la nécessité de renforcer les contrôles de sécurité. De lutter contre les dépassements de durée de séjour des détenteurs de visas temporaires.
Selon l’Associated Press, lors d’une conférence téléphonique organisée récemment par le Département d’État. Des diplomates américains et plusieurs responsables consulaires ont déjà été informés de cette réorganisation
Dans une déclaration citée par AP. Le Département d’État affirme qu’il « évalue constamment ses opérations à l’étranger. Afin de déployer les ressources des contribuables de manière à faire progresser les priorités de l’Amérique aussi efficacement et efficientement que possible ».
L’administration américaine ajoute que cette démarche vise à maintenir « une procédure de visa qui maintient des normes rigoureuses en matière de contrôle et de vérification de sécurité ».
Les Algériens pourraient être contraints d’effectuer leurs démarches à l’étranger
Si cette réforme est appliquée dans sa version actuelle. Les demandeurs algériens ne pourront plus nécessairement déposer leur dossier de visa auprès de l’ambassade des États-Unis à Alger.
Les citoyens des pays qui ne figureront pas parmi les 20 centres retenus devront se déplacer vers un autre pays africain pour accomplir leurs démarches consulaires.
Pour les Algériens, cela pourrait signifier des déplacements supplémentaires, des frais de transport, des dépenses d’hébergement et des délais plus longs pour l’obtention d’un rendez-vous.
Même dans les pays exclus du dispositif, les sections consulaires américaines resteraient ouvertes. Elles continueraient à assurer certains services, notamment l’assistance aux citoyens américains, les renouvellements de passeports, les situations d’urgence et les visas diplomatiques.
Les 20 centres africains retenus par Washington
Selon la note interne révélée par Associated Press, les vingt plateformes consulaires qui conserveraient l’ensemble des services liés aux visas sont :
Dakar (Sénégal)
Abidjan (Côte d’Ivoire)
Accra (Ghana)
Addis-Abeba (Éthiopie)
Le Cap (Afrique du Sud)
Johannesburg (Afrique du Sud)
Dar es Salam (Tanzanie)
Djibouti (Djibouti)
Kampala (Ouganda)
Kigali (Rwanda)
Kinshasa (RD Congo)
Lagos (Nigeria)
Lomé (Togo)
Luanda (Angola)
Malabo (Guinée équatoriale)
Monrovia (Libéria)
Nairobi (Kenya)
Port-Louis (Maurice)
Praia (Cap-Vert)
Yaoundé (Cameroun)
L’objectif affiché par Washington est de concentrer les moyens consulaires sur un nombre limité de plateformes régionales, afin de renforcer les contrôles et de réduire les coûts de fonctionnement.
Pour les Algériens souhaitant obtenir un visa touristique, étudiant ou professionnel pour les États-Unis, cette réforme pourrait représenter un changement majeur.
Si elle est confirmée, les démarches qui s’effectuent aujourd’hui à Alger devront être réalisées dans l’un des centres régionaux retenus par les autorités américaines.


