Le Centre de recherche en technologies industrielles (CRTI) a officiellement obtenu le tout premier agrément national pour la formation sur les systèmes d’aéronefs sans pilote (drones) de catégories 1 et 2. L’annonce a été rendue publique ce jeudi par un communiqué du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Le ministère précise que ce processus s’inscrit dans une démarche de structuration de la filière des drones civils. Jusqu’ici, l’exploitation et le pilotage de ces appareils naviguaient dans un cadre réglementaire strict et l’absence d’une entité académique locale formellement certifiée limitait le développement des compétences locales.
En devenant le premier organisme public habilité, le CRTI comble ce vide. Le centre dispense désormais des cursus certifiés conformes aux standards d’exploitation nationaux pour deux catégories distinctes de vecteurs aériens.
À travers cette certification nationale, le ministère et le CRTI visent la création d’un écosystème où les utilisateurs de drones disposent de qualifications techniques solides, notamment en matière de navigation, de législation aérienne et de maintenance. Les catégories 1 et 2 ciblent des engins de gabarits et de rayons d’action différents, répondant à des usages professionnels précis.
Toutefois, les effets concrets de cette mesure, après sa généralisation, se feront ressentir à court terme dans plusieurs secteurs clés de l’économie algérienne. Dans l’agriculture de précision, la disponibilité de pilotes certifiés permettra le déploiement de drones pour le suivi des cultures et l’optimisation des rendements hydriques.
Plusieurs secteurs vont en bénéficier
Le secteur de l’énergie, notamment l’inspection des infrastructures pétrolières et gazières par Sonatrach, bénéficiera de compétences locales pour auditer des milliers de kilomètres de pipelines sans mobiliser d’aéronefs lourds. Enfin, les secteurs de la cartographie, du suivi des chantiers de travaux publics et de la surveillance environnementale disposeront d’un vivier de techniciens opérationnels.
En centralisant la formation au sein du CRTI, l’Algérie pose les bases d’une souveraineté technologique sectorielle. La certification des compétences nationales atténue la dépendance aux expertises étrangères et structure un marché de l’emploi technologique en pleine expansion.


