La Banque Extérieure d’Algérie (BEA) a annoncé l’ouverture des souscriptions aux actions de la société AYRADE, en sa qualité de membre du syndicat de placement, dans le cadre de l’introduction en Bourse de cette entreprise spécialisée dans le cloud souverain, les datacenters et la cybersécurité.
La période de souscription s’étend du 1er au 30 juin 2026, au prix unitaire de 800 dinars par action, avec une souscription minimale fixée à dix actions, soit un investissement de 8 000 dinars.
Cette opération intervient après le visa accordé par la Commission d’Organisation et de Surveillance des Opérations de Bourse (COSOB N° 2026/02 du 15 avril 2026), dans le cadre d’une augmentation de capital par appel public à l’épargne portant sur l’émission de 1,25 million d’actions nouvelles.
L’opération ouvre ainsi 20 % du capital d’AYRADE au public et porte le nombre total d’actions à 6,25 millions, pour un montant levé d’environ un milliard de dinars destiné à financer le déploiement industriel de l’entreprise, fondée en 2009 et qui exploite déjà deux datacenters en Algérie au service de plus de 10 000 entreprises et institutions nationales.
L’opération est pilotée par la Banque de développement local en qualité de chef de file du syndicat de placement, auquel participent notamment le Crédit populaire d’Algérie, la Banque nationale d’Algérie, la Banque de l’agriculture et du développement rural, la BEA, ainsi que Salam Bank Algeria, tandis que Tell Markets SPA assure le rôle de promoteur et d’intermédiaire en opérations de Bourse.
La souscription est proposée selon des modalités conformes aux principes de la finance islamique, avec une décote de 7,56 % sur le prix d’émission, pour un rendement prévisionnel de l’action estimé à 9,45 % en moyenne sur les cinq prochaines années, supérieur au rendement de 6,6 % offert par le sukuk souverain émis par le Trésor public en début d’année.
Cette introduction constitue la première opération boursière d’un opérateur algérien de cloud souverain, dans un contexte de dynamisation de la place algéroise, dont la capitalisation est passée de 71 à 521 milliards de dinars en l’espace d’une année.
Elle s’inscrit également dans le cadre d’un dispositif d’exonération des frais d’admission accordé aux startups labellisées pour la période 2026-2028, destiné à élargir le vivier d’entreprises candidates à la cotation et à renforcer le rôle du marché financier dans le financement de l’économie nationale.

