Le ferry Tariq Ibn Ziyad, exploité par Algérie Ferries, a été immobilisé ce mardi 27 octobre 2026 au port d’Alicante, en Espagne. L’information a été publiée par la plateforme spécialisée VesselScore, qui suit notamment les inspections et les immobilisations de navires.
Cette décision intervient quelques mois seulement après le retour du car-ferry en Algérie, à l’issue de plus de deux ans de travaux de maintenance et de rénovation dans un chantier naval grec. Cette nouvelle immobilisation soulève des interrogations sur la situation du navire, âgé de 31 ans, qui assure des liaisons maritimes entre l’Algérie et l’Europe.
Une nouvelle immobilisation à Alicante après celle de 2022
Selon VesselScore, les autorités maritimes espagnoles ont immobilisé le Tariq Ibn Ziyad dans le cadre du contrôle de l’État du port, régi par le Mémorandum de Paris. Le nombre et la nature des déficiences relevées lors de cette inspection n’ont pas encore été rendus publics. Il n’est donc pas possible, à ce stade, de préciser les raisons techniques de cette décision.
Il ne s’agit pas de la première immobilisation du ferry dans ce port. Le même navire avait déjà été retenu à Alicante en novembre 2022. D’après les données de VesselScore, il s’agit de sa troisième immobilisation enregistrée dans le cadre des contrôles par l’État du port et de la deuxième dans la ville espagnole
Le Tariq Ibn Ziyad avait pourtant repris du service après une longue période d’arrêt. Le 15 avril 2026, l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV) avait annoncé son retour en Algérie, après l’achèvement des travaux réalisés en Grèce pendant plus de deux ans.
Pas encore de réaction officielle d’Algérie Ferries
À l’heure de la rédaction de cet article, aucune communication officielle de l’ENTMV, qui exploite le navire sous la marque Algérie Ferries, n’a été portée à notre connaissance concernant cette nouvelle immobilisation. L’information reste donc fondée sur les données publiées par VesselScore, les déficiences éventuellement constatées, les mesures correctives demandées et la durée de l’immobilisation restent à préciser.



