Kamel Moula a réagi ce samedi 20 juin, au lendemain du retrait officiel de l’Algérie de la liste grise du GAFI, annoncé vendredi à Paris. Pour le président du Conseil du renouveau économique algérien, réélu à la tête de l’organisation patronale en décembre dernier, cette sortie constitue « une étape importante pour notre pays et un signal positif pour l’économie nationale ».
Dans sa déclaration, Moula relie le verdict du GAFI aux efforts de transparence financière et de gouvernance engagés par les autorités, citant le rapprochement du système financier algérien des standards internationaux. La Banque d’Algérie a porté plusieurs de ces réformes, dont l’instruction sur le KYC bancaire signée fin avril par le gouverneur Mohammed Lamine Lebbou.
« Un facteur de confiance supplémentaire pour les opérateurs économiques et nos partenaires internationaux », écrit le CREA, qui représente aussi bien les entreprises publiques que privées du pays. L’organisation patronale anticipe un renforcement de l’attractivité de l’Algérie, une fluidification des échanges économiques et un climat plus favorable à l’investissement, des effets déjà détaillés dans l’analyse de Maghreb Émergent sur pourquoi c’est une bonne nouvelle pour l’économie nationale.
Moula appelle les acteurs économiques à poursuivre leurs efforts pour accompagner la transformation du pays, et réaffirme l’engagement du CREA aux côtés des pouvoirs publics et des forces économiques nationales pour bâtir une économie plus forte, plus ouverte et davantage intégrée à son environnement international.
Cette déclaration s’inscrit dans la continuité des prises de position patronales qui ont jalonné le processus, du feu vert de Mexico en février à la mobilisation de la profession comptable lors des Assises des commissaires aux comptes en décembre.


