Le GAFI retire l’Algérie de sa liste grise

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Le groupe GAFI.

Le Groupe d’action financière (GAFI) a annoncé, à l’issue de sa réunion plénière tenue à Paris du 15 au 19 juin 2026, le retrait officiel de l’Algérie de sa liste grise des juridictions sous surveillance renforcée en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Cette décision met fin à près de vingt mois de mise sous surveillance, depuis l’inscription du pays sur cette liste le 25 octobre 2024, également à Paris.

Ce retrait fait suite à une visite d’évaluation sur site menée par des experts du GAFI à Alger les 14 et 15 avril 2026, qui avait permis de vérifier l’application concrète des réformes engagées par les autorités algériennes. Dès février 2026, l’organisme avait jugé que l’Algérie avait « substantiellement complété » son plan d’action, ouvrant la voie à cette ultime étape.

Sur le plan législatif, l’Algérie s’est appuyée sur la loi 23-01 du 7 février 2023, modifiant la loi fondatrice 05-01 de 2005 relative à la prévention et la lutte contre le blanchiment d’argent, complétée par la loi 25-048 de 2025 et un nouvel amendement du 24 juillet 2025. La Banque d’Algérie a, de son côté, renforcé son arsenal réglementaire à travers les règlements 24-03 et 25-14, imposant une vigilance accrue aux institutions financières.

Ce retrait devrait alléger les coûts de conformité pesant sur les banques algériennes dans leurs transactions internationales, améliorer la perception du risque pays et renforcer l’attractivité de l’Algérie auprès des investisseurs étrangers, alors que le pays poursuit ses efforts de diversification économique au-delà des hydrocarbures.

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