Algérie: le gouvernement plafonne les prix de la pomme de terre

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plafonnement des prix de la pomme de terre en Algérie

Face à la hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité, le gouvernement algérien a décidé d’intervenir fermement pour encadrer le marché de la pomme de terre de consommation.

En application des directives du Conseil interministériel conjoint réuni le jeudi 1er octobre 2026, et à la suite d’un accord avec les représentants des filières agricoles et des gestionnaires de chambres froides, le secrétariat général du ministère de la Commerce intérieur et de la Régulation du marché national a officialisé le plafonnement des tarifs.

Désormais, le prix de vente à la sortie de l’exploitation agricole est fixé entre 60 et 70 dinars le kilogramme, tandis que le prix de vente au détail pour le consommateur final doit impérativement s’établir entre 80 et 90 dinars le kilogramme.

Afin de garantir l’application effective de ce décret, les brigades d’inspection, de contrôle des prix et de la qualité relevant du ministère du Commerce ont entamé dès ce samedi 3 octobre des sorties de terrain ciblées au niveau des marchés de fruits et légumes. Ces agents de contrôle sont chargés de vérifier le respect strict des barèmes arrêtés lors de la réunion de jeudi à toutes les étapes du circuit de commercialisation, les services centraux exigeant la transmission de rapports quotidiens sur l’avancement de cette opération.

Cette intervention étatique intervient à la suite d’une envolée sans précédent des prix de la pomme de terre, dont le kilogramme a grimpé jusqu’à atteindre des sommets compris entre 120 et 140 dinars. Une telle hausse constitue une première absolue dans l’histoire du pays et a contraint les autorités publiques à réagir sans délai. Ces dernières années, la hausse récurrente des cours des denrées agricoles de base érode continuellement le pouvoir d’achat, pénalisant de manière dramatique les ménages aux revenus modestes et moyens qui peinent à absorber ces vagues d’inflation successive.

La pomme de terre n’est pas une exception

Cette envolée des cours enregistrée ces dernières semaines ne se limite pas à la pomme de terre. L’ensemble des étals de légumes subit une hausse généralisée et insupportable pour les petites bourses. À titre d’exemple, la tomate s’est négociée fréquemment entre 150 et 160 dinars le kilo, la courgette a parfois dépassé le seuil des 180 dinars, et la salade s’est affichée entre 200 et 250 dinars, voire plus dans certains commerces de détail.

Si les mesures administratives prises par les autorités publiques traduisent une volonté concrète de juguler ces flambées inattendues, la question clé reste de savoir si ce plafonnement sera véritablement respecté sur le terrain. Le doute demeure légitime au sein de l’opinion publique, au vu de l’échec d’une tentative précédente visant à plafonner le prix des bananes (qui ne devait pas dépasser les 420 à 450 dinars), mais dont les montants fixés n’ont jamais été appliqués par les commerçants. Il reste à observer dans quelle mesure l’appareil de contrôle et les règles instaurées par le gouvernement parviendront cette fois à s’imposer face aux réalités du marché.

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