Algérie : le prix des œufs retrouve des niveaux plus accessibles

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Oeufs

Le marché algérien des produits de large consommation affiche une tendance à la baisse significative. Le prix des œufs, denrée essentielle dans le panier de la ménagère, connaît un recul notable ces derniers jours, offrant un répit bienvenu aux consommateurs après des mois de fortes tensions.

Les données recueillies sur le terrain confirment cette tendance baissière de manière concrète. Dans les marchés de gros, le plateau de 30 œufs s’échange actuellement dans une fourchette comprise entre 320 et 340 dinars. Cette évolution représente une baisse réelle de 50 à 60 dinars par rapport aux cotations enregistrées lors de la dernière semaine de février. Si l’on élargit l’analyse sur le moyen terme, le constat est encore plus frappant puisque le prix a reculé de 180 dinars par rapport au mois d’octobre dernier.

Cette décrue se répercute naturellement sur le maillon final de la chaîne de distribution. Dans le détail, les prix pratiqués se stabilisent désormais entre 380 et 410 dinars le plateau au niveau des magasins de proximité, tandis qu’ils oscillent entre 370 et 390 dinars sur les différents marchés de détail à travers le territoire national.

Les trois facteurs clés de la décrue

Cette baisse des prix des œufs n’est pas le fruit du hasard. Elle s’explique par une conjonction de trois facteurs majeurs qui ont simultanément impacté l’offre et la demande. Le premier facteur est lié à l’augmentation de l’offre globale. Ces derniers mois, le secteur avicole a bénéficié de l’entrée en production de plusieurs grandes exploitations, particulièrement dans la région des Hauts Plateaux. Ce renforcement des capacités productives assure aujourd’hui une meilleure disponibilité du produit sur le marché national.

La seconde raison est d’ordre cyclique. La fin du mois de Ramadhan entraîne traditionnellement une baisse de la consommation des ménages. Après le pic de demande observé durant le mois sacré, le marché entame une phase de correction naturelle. Ce ralentissement des achats pèse mécaniquement sur les cours et favorise la baisse des prix.

Enfin, un élément conjoncturel majeur joue un rôle déterminant : la fermeture des restaurants universitaires et scolaires le 18 mars dernier. Ces structures de restauration collective représentent des clients de poids pour la filière. La suspension de leurs activités durant les 15 jours de vacances de printemps réduit drastiquement la demande globale, accentuant ainsi la chute des prix au profit du consommateur final.

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