L’Algérie figure à la 109e place mondiale sur 125 pays dans le rapport IBEI 2026 publié par StartupBlink. Ce classement évalue l’environnement des affaires et la capacité des pays à soutenir les entrepreneurs. Le positionnement de l’Algérie reste modeste. Toutefois, il révèle aussi un potentiel encore sous-exploité.
Au niveau mondial, l’Algérie se situe dans le dernier quart du classement. Elle reste loin des économies les plus attractives pour les startups. En Afrique, elle ne figure pas parmi les locomotives du continent. Elle est dépassée par plusieurs pays qui ont accéléré leurs réformes ces dernières années.
Dans la région du Maghreb, l’écart est également visible. Le Maroc et la Tunisie affichent de meilleures performances. L’Algérie ferme ainsi la marche ou se situe parmi les derniers pays d’Afrique du Nord. Ce retard reflète un environnement encore contraignant pour les porteurs de projets.
Des critères centrés sur la réalité des start-up
Le classement IBEI repose sur une méthodologie claire. Il s’articule autour de trois grandes questions : créer, développer et sécuriser une entreprise. Autrement dit, peut-on lancer un projet facilement ? Peut-on le faire croître ? Et peut-on faire confiance au système ?
Plus de 30 indicateurs sont pris en compte. Ils couvrent notamment la réglementation, la fiscalité, l’accès au financement et la qualité des infrastructures. La stabilité économique et la transparence institutionnelle jouent aussi un rôle clé. Ainsi, le classement reflète la réalité quotidienne des entrepreneurs.
Les champions mondiaux et africains
Sans surprise, les grandes puissances dominent le classement. Les États-Unis occupent la première place mondiale. Ils sont suivis par Singapour et le Royaume-Uni. Ces pays offrent un accès facile au financement et un cadre réglementaire stable pour les start-up.
En Afrique, plusieurs pays se démarquent. Le Kenya, le Maroc et l’Afrique du Sud tirent leur épingle du jeu. Ils attirent les investisseurs et développent des écosystèmes dynamiques. Leur progression repose sur des réformes ciblées et une meilleure intégration internationale.
Ce que gagne ou perd un pays dans ce classement
Un bon classement offre plusieurs avantages. D’abord, il renforce l’attractivité du pays auprès des investisseurs étrangers. Ensuite, il améliore son image économique à l’international. Enfin, il facilite la création d’emplois et l’émergence de startups innovantes.
À l’inverse, un mauvais positionnement pénalise l’économie. Il réduit la confiance des investisseurs. Il freine les flux de capitaux. De plus, il limite la croissance des entreprises locales. L’écosystème entrepreneurial reste alors moins compétitif.
Malgré ce classement, l’Algérie dispose d’atouts importants. Le pays bénéficie d’un marché intérieur large et d’une population jeune. De plus, les autorités ont lancé plusieurs initiatives pour soutenir les startups.
Cependant, des défis persistent. L’accès au financement reste limité pour les start-up. Les procédures administratives sont jugées complexes. L’intégration dans les réseaux internationaux demeure insuffisante.
Ainsi, l’Algérie doit accélérer ses réformes. L’objectif est clair : améliorer son environnement des affaires. Une progression dans ce classement renforcerait sa crédibilité économique. Elle permettrait surtout de transformer son potentiel en croissance réelle.


