Les autorités publiques ont engagé, ces dernières semaines, une vaste campagne de lutte contre le commerce informel et l’occupation illégale de la voie publique. Cette fois-ci, la fermeté est de mise. Les services concernés multiplient les opérations de contrôle et de déguerpissement afin de mettre fin à l’utilisation anarchique des espaces publics à des fins commerciales.
L’objectif est double. D’une part, rétablir l’ordre dans les villes et le long des axes routiers. D’autre part, faire respecter les lois et les réglementations qui encadrent l’activité commerciale en Algérie.
Des opérations de déguerpissement dans plusieurs wilayas
Dans la wilaya de Béjaïa, les autorités ont procédé à l’évacuation de nombreux commerces installés illégalement au bord des routes nationales. Les opérations ont notamment concerné les axes routiers N°26, N°12, N°75 et N°74.
Des étals de fortune, des points de vente improvisés et diverses constructions érigées sans autorisation ont été retirés. Ces installations occupaient parfois les accotements et les espaces destinés à la circulation, créant des risques pour les automobilistes et les piétons.
La même démarche est observée dans la wilaya de Bouira. Les usagers de la route nationale N°5 ont constaté, ces derniers jours, la disparition des vendeurs ambulants de fruits et légumes qui occupaient régulièrement les bords de la route entre la commune d’El Asnam et la ville de Bouira.
Le mercredi 25 juin, aucun exposant n’était visible tout au long du trajet reliant Bouira à Bechloul. Une situation inédite sur cet axe habituellement marqué par une forte présence de commerces informels.
Alger, Oran et d’autres wilayas concernées
Des opérations similaires sont également signalées dans plusieurs grandes villes du pays, notamment à Alger et Oran. Les services locaux poursuivent leurs interventions afin de libérer les trottoirs, les places publiques et les emprises routières occupés sans autorisation.
Les autorités ciblent aussi bien les commerçants informels que certains opérateurs disposant d’une activité déclarée mais qui exposent leurs marchandises en dehors des espaces autorisés. À travers cette campagne, les pouvoirs publics souhaitent réduire l’ampleur du commerce informel qui continue de représenter une part importante de l’activité économique nationale.
Les autorités entendent encourager les commerçants à exercer dans des locaux conformes à la réglementation et à disposer d’un registre de commerce ainsi que des autorisations nécessaires.
Cette démarche vise également à améliorer la traçabilité des transactions, à renforcer la sécurité des consommateurs et à garantir une concurrence plus équitable entre les opérateurs économiques.
Depuis plusieurs années, les organisations syndicales représentant les commerçants alertent sur la prolifération du commerce informel. Elles dénoncent une concurrence jugée déloyale envers les opérateurs qui respectent les obligations fiscales, sociales et administratives.
La campagne actuellement menée sur le terrain répond ainsi à une revendication de longue date des professionnels du secteur. Reste désormais à savoir si cette offensive sera maintenue dans la durée afin de produire des résultats durables sur l’organisation du commerce en Algérie.


