Arzew : Sonatrach remet à neuf ses usines de gaz liquéfié, train par train

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Trois trains réhabilités sur six. La Société de Maintenance Industrielle d’Arzew (SOMIZ Spa) a mis en service le MCHE (échangeur de chaleur cryogénique principal) du Train 500 sur le complexe de liquéfaction GL1Z à Bethioua, selon LNG Industry du 17 avril 2026. Les trains 100 et 300 avaient déjà fait l’objet de la même opération lors des phases précédentes.

L’opération a mobilisé une supervision conjointe SOMIZ et JGC Algeria, la filiale algérienne du groupe japonais d’ingénierie, sous l’autorité de Sonatrach. Les équipes techniques de Honeywell ont assuré la composante technologique : le groupe américain est désormais titulaire du procédé AP-C3MR depuis le rachat, en septembre 2024, de l’activité GNL d’Air Products (APCI) pour 1,81 milliard de dollars. Le levage et l’assemblage des modules cryogéniques ont été confiés à Sarens, spécialiste belge des opérations de grutage lourd.

Un patrimoine industriel de 1978 remis à niveau train par train

Le complexe GL1Z, mis en service en 1978, dispose de six trains de liquéfaction pour une capacité nominale de huit millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an (Mtpa). La réhabilitation séquentielle vise à maintenir cette capacité exportatrice intacte. En 2025, les installations tournaient à 70 % de leur capacité, un écart que ce programme cherche à combler. La demande européenne reste soutenue depuis le retrait du gaz russe.

La construction d’un train neuf dépasse aujourd’hui le milliard de dollars sur un site vierge. La réhabilitation sur infrastructure existante représente une économie substantielle pour Sonatrach. La compagnie dispose de 25,5 Mtpa de capacité nominale entre Arzew et Skikda, et n’en utilise à ce jour qu’une fraction.

Qu’est-ce qu’un train de liquéfaction ?

Un train de liquéfaction constitue une ligne de production autonome, depuis l’entrée du gaz naturel brut jusqu’au GNL prêt à être chargé sur méthanier. Le MCHE en est la pièce maîtresse : c’est à cet endroit que le gaz descend à -161°C pour passer à l’état liquide, réduisant son volume d’un facteur 600 et le rendant transportable par voie maritime.

La réhabilitation de ces échangeurs sur une installation datant de près d’un demi-siècle suppose une maîtrise précise des tolérances métallurgiques et des procédés cryogéniques. Le transfert de la technologie AP-C3MR vers Honeywell, finalisé à l’automne 2024, a introduit un nouvel interlocuteur industriel, sans rupture apparente de la chaîne technique. Trois trains restent en attente.

Sonatrach a relevé ses prix de référence de 1,6 à 7,1 %depuis février 2025, avant l’arrivée massive de volumes américains et qataris attendue à partir de 2027-2028.

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