Bourse : la Cosob contraint les sociétés cotées à la transparence

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Deux nouvelles instructions publiées cette semaine par la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob) précisent les obligations concrètes des sociétés cotées à la Bourse d’Alger en matière de transparence financière. Les textes fixent le contenu exigible des rapports annuels et semestriels des émetteurs, et définissent la liste des informations dites «importantes» qu’ils sont tenus de porter à la connaissance du marché.

Ces instructions s’inscrivent dans le prolongement d’un règlement général adopté mi-février sur la divulgation de l’information par les sociétés dont les titres, actions ou obligations, sont admis à la cote. Elles en constituent le volet opérationnel.

Un droit «égal et simultané»

La première instruction détaille ce que les rapports périodiques des émetteurs doivent désormais contenir : un résumé des principaux résultats financiers et opérationnels, les orientations stratégiques, les perspectives de développement à court et moyen terme, et «toute autre information jugée pertinente». La seconde dresse une liste indicative des faits susceptibles d’avoir une incidence sur les cours boursiers et que les sociétés cotées sont tenues de communiquer à leurs actionnaires.

La Cosob va plus loin en introduisant ce qu’elle appelle un «droit égal et simultané» d’accès aux documents produits par les émetteurs : états financiers, procès-verbaux d’assemblées générales, rapports des commissaires aux comptes. Une manière de fermer la porte à toute diffusion sélective de l’information, pratique que les marchés européens sanctionnent depuis longtemps.

Un marché de huit sociétés, 745 milliards de dinars

La Bourse d’Alger compte aujourd’hui six sociétés sur son marché principal, Saidal, El Aurassi, le Crédit populaire d’Algérie (CPA), la Banque de développement local (BDL), Biopharm et Alliance Assurances, et deux autres sur le compartiment «Croissance» réservé aux PME et start-up, AOM Invest et Moustachir SPA. La capitalisation globale atteint quelque 745 milliards de dinars.

Ce chiffre dit à la fois l’insuffisance du marché et l’ampleur du chemin restant. Huit valeurs cotées pour une économie de la taille de l’Algérie, c’est une anomalie que les nouveaux textes réglementaires ne suffiront pas à corriger seuls.

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