Le professeur Mourad Belkhelfa, président-directeur général du groupe Saidal, et le docteur Amine Dahaoui, directeur général de Novo Nordisk Algérie, ont signé ce mardi un accord de partenariat au siège du laboratoire danois, à Alger. Le texte porte sur la fabrication et la distribution en Algérie de molécules innovantes à base de GLP-1, une classe de traitements utilisée contre le diabète de type 2 et les syndromes métaboliques associés.
Le communiqué conjoint précise que l’objectif est de « permettre d’éviter les complications notamment cardiovasculaires et métaboliques » chez les patients diabétiques. Saidal et Novo Nordisk y décrivent leur accord comme « le fruit d’une collaboration technologique avancée entre les deux entreprises », destinée à poser un jalon vers la fabrication locale de ces solutions.
Une pathologie qui pèse sur le système de santé
Le diabète touche 18 % des adultes algériens et pèse 1,2 % du PIB national, selon une étude relayée par Maghreb Émergent. Une autre estimation, citée lors du lancement de la première insuline produite localement, situait à 10,5 % la part de la population âgée de 20 à 79 ans atteinte de diabète, la moitié des cas restant ignorés des patients eux-mêmes.
Saidal n’en est pas à son premier accord sur ce terrain. Le groupe avait déjà noué, en mai dernier, un partenariat avec Sanofi et Frater-Razes pour la production locale d’insuline de dernière génération, ciblant les quatre millions de diabétiques recensés dans le pays. Le GLP-1 ajoute au portefeuille de Saidal une classe thérapeutique plus récente, plébiscitée à l’international pour sa double action sur la glycémie et le poids.
Saidal, partenaire recherché
Mourad Belkhelfa dirige Saidal depuis janvier 2026, après une succession de cinq directeurs généraux en l’espace de trois ans à la tête du groupe public. Il signe cet accord quelques jours après avoir présenté un exercice financier inédit pour le groupe. Saidal a enregistré un chiffre d’affaires record de 44 milliards de dinars en 2025, en hausse de 98 % sur un an, et multiplie depuis plusieurs mois les accords technologiques. Le groupe avait notamment signé un transfert de technologie avec deux entités indiennes pour la production de vaccins, et conclu en mars un protocole avec la filiale vaccins de Sanofi.
Le communiqué insiste sur la complémentarité des deux partenaires. Novo Nordisk apporte « son expertise en R&D » et « son savoir-faire industriel », tandis que Saidal met à disposition sa « position solide » au sein du tissu pharmaceutique national. Le bénéfice attendu, selon les deux groupes, ira directement aux patients algériens, à qui seront proposés des traitements « sûrs et de haute qualité, conformes aux standards internationaux de l’industrie ».


