Le salon international de l’emballage Empack a ouvert ses portes mardi 13 octobre au pavillon de la Palestine, à Alger. Organisée par Easyfairs, cette deuxième édition se poursuit jusqu’au 15 octobre. Plus de 100 exposants sont présents. Les organisateurs attendent plus de 7 000 visiteurs durant les trois jours. Une vingtaine de conférences sont également prévues autour des évolutions du secteur.
Mais avant même l’ouverture, le salon avait suscité une polémique. Les organisateurs avaient annoncé que l’accès serait interdit aux personnes âgées de moins de 23 ans. Une décision qui a fait réagir sur les réseaux sociaux et auprès de certains visiteurs.
Ce mercredi, deuxième journée de l’événement, une foule importante s’est formée dès les premières heures de la matinée devant l’entrée. plus de six employés étaient mobilisés au guichet pour préparer les badges des visiteurs. Plusieurs personnes attendaient leur tour pour accéder aux différents halls de la manifestation.
Derrière cette affluence, le salon permet aussi de découvrir des entreprises algériennes qui développent leurs activités dans l’emballage, la sous-traitance et les nouvelles solutions destinées à l’industrie.
Sarel Industries : plusieurs modèles et une activité de sous-traitance
Parmi les entreprises présentes figure Sarel Industries, spécialisée dans la fabrication de solutions d’emballage. Installée dans la zone industrielle d’Oued Smar, l’entreprise dispose d’une expérience de plusieurs décennies.
« Notre usine a commencé en 1968. Maintenant, on fait plusieurs modèles, avec plus d’une centaine de moules entre les nôtres et ceux de nos clients », explique à Maghreb Émergent Mellouk Sabry, responsable des affaires de l’entreprise, rencontré sur le stand.
L’activité repose notamment sur la fabrication de moules et de différents modèles destinés à l’industrie. Une partie importante de la matière première est importée de l’étranger. Depuis le début de l’année, Sarel Industries a également commencé à livrer ses produits à l’usine Fiat El-Djazaïr à Oran. Plusieurs quotas ont déjà été livrés.
« Jusqu’à présent, aucun retour ou aucune réclamation de leur part », affirme le responsable. Pour lui, cette relation avec le constructeur automobile constitue également un indicateur de la fiabilité des produits fabriqués par l’entreprise.
Sarel Industries ne se limite pas à la fabrication. Elle assure également des opérations de sous-traitance industrielle sur mesure pour ses partenaires. « Qualité, innovation, performance et maîtrise », résume Mellouk Sabry pour présenter la ligne directrice de l’entreprise.
Basseer Pulse : détecter les pannes avant l’arrêt des machines
Une autre entreprise présente à Empack travaille sur un autre maillon de l’industrie : la maintenance prédictive. Basseer Pulse développe une solution destinée à surveiller en continu les équipements industriels et à détecter les anomalies avant qu’elles ne provoquent un arrêt de production.
« Notre entreprise surveille les moteurs en continu et détecte les défauts naissants en passant par des capteurs de vibration, température, vitesse et aussi le courant électrique », explique Farid Chedouba, directeur commercial et cofondateur de l’entreprise. Les données collectées sont ensuite analysées. L’entreprise accompagne ses clients dans la supervision des équipements.
L’objectif est de réduire les arrêts imprévus, prolonger la durée de vie des machines et intervenir au moment nécessaire. « On garantit moins d’arrêts imprévus, des équipements qui durent plus, une maintenance au bon moment et des coûts de maintenance maîtrisés », précise-t-il.
Basseer Pulse travaille déjà avec plusieurs industriels. Parmi eux figure Général Emballage. La collaboration a commencé avec l’unité d’Akbou, puis s’est étendue à Sétif. Une nouvelle étape est prévue prochainement à Oran.
L’entreprise est encore jeune. Selon Hamide Menouer, CEO de Basseer Pulse, l’idée derrière cette activité est née il y a moins d’une année. Sa présence à Empack montre ainsi un autre visage de l’industrie algérienne. Au-delà des équipements et des machines, de nouvelles entreprises tentent de proposer des solutions technologiques destinées à réduire les coûts et les arrêts de production.



