Le Salon international du packaging primaire et secondaire Empack, organisé par Easyfairs, doit se tenir du 13 au 15 octobre au Pavillon Palestine. Le rendez-vous veut réunir les professionnels de l’emballage, de l’industrie et des secteurs liés à la production.
Mais avant même son ouverture, le salon fait parler de lui pour une autre raison. Une restriction d’âge annoncée par les organisateurs interdit l’accès aux visiteurs de moins de 23 ans, sauf certaines conditions. Cette décision a suscité plusieurs réactions, notamment sur les réseaux sociaux.
Pour certains, cette limite est difficile à comprendre. Pour les organisateurs, elle répond au contraire à la vocation professionnelle du salon.
Slim Othmani dénonce une restriction « gravissime »
Le débat a notamment été relancé par Slim Othmani, président du conseil d’administration de NCA-Rouiba. Dans une publication sur les réseaux sociaux, il raconte avoir voulu s’inscrire au salon avant de découvrir la mention : « Interdit aux moins de 23 ans. »
Pour lui, cette restriction pose un problème qui dépasse le simple accès à un événement professionnel. « Cette mention est gravissime », écrit-il. Il estime qu’elle révèle une contradiction avec les objectifs affichés autour de l’entrepreneuriat, de la formation et de l’ouverture des jeunes au monde de l’entreprise.
Slim Othmani rappelle qu’à 18 ans, un jeune est majeur. Il peut travailler, étudier ou créer son entreprise. Il s’interroge donc sur les raisons qui empêcheraient un jeune de visiter un salon professionnel consacré à l’emballage. Son interrogation porte aussi sur l’accès des étudiants à ce type d’événements. Pour lui, ces salons peuvent permettre aux jeunes de découvrir un secteur, rencontrer des professionnels et préparer leurs futurs projets.
Easyfairs assume une restriction basée sur l’âge
Face à cette réaction, Olivier-Hicham Allard, directeur général d’Easyfairs Algeria, a répondu directement. L’organisateur assume cette restriction. Il explique que le salon est avant tout un événement B2B professionnel et industriel. L’objectif est de proposer aux exposants un visitorat composé de professionnels, de décideurs et de donneurs d’ordre. Ces entreprises consacrent des budgets importants à leur participation et attendent donc des contacts directement liés à leur activité.
Selon Olivier-Hicham Allard, les 14 années d’expérience de l’organisateur montrent qu’avant 23 ans, la grande majorité des visiteurs sont encore étudiants. Il estime ainsi que la priorité doit rester l’impact économique du salon. L’organisateur précise toutefois que les jeunes de moins de 23 ans peuvent accéder au salon s’ils accompagnent un professionnel répondant aux critères d’admission. Ils peuvent également assister aux trois jours de conférences gratuites.
Le débat pose finalement une question plus large. D’habitude, les restrictions d’âge dans les salons concernent surtout les moins de 18 ans. Ici, la limite fixée à 23 ans exclut une partie importante des étudiants et des jeunes diplômés. Or, un salon professionnel ne sert pas uniquement à acheter ou vendre. Il permet aussi de découvrir des métiers, de comprendre un secteur, de trouver des contacts et de faire naître des idées.


