Figues fraîches en Algérie : la canicule fait grimper les prix cette saison

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Figues fraîches

La figue fraîche coûte plus cher cette année en Algérie. Dans certaines régions, le kilo atteint désormais 1 000 DA. Dans les magasins d’Alger, certains consommateurs évoquent même des prix allant jusqu’à 1 200 DA.

Cette hausse intervient après une saison marquée par une forte canicule dans le nord du pays. Plusieurs wilayas ont également été touchées par des incendies. Selon les services de la Protection civile, près de 2 000 départs de feux ont été recensés depuis le début de l’année. La chaleur a directement touché plusieurs cultures. La figue n’échappe pas à cette situation.

Sur la RN12, la figue fraîche devient un produit très recherché

Sur la route nationale numéro 12, entre Boumerdès et Tizi Ouzou, la vallée des Issers est connue pour ses produits agricoles vendus directement aux automobilistes. Les habitants installent leurs étals autour de la route. Le raisin occupe une place importante. Mais cette année, la figue fraîche attire aussi les clients.

Un vendeur rencontré sur place explique que la saison reste difficile. « Je m’installe chaque année ici. Je vends les figues fraîches aux passants et j’ai des clients abonnés à mes produits. Oui, il y a une légère augmentation des prix cette saison. Avec la canicule, nous avons été obligés de prendre davantage soin de nos figuiers. »

Selon lui, la hausse peut atteindre 200 DA le kilo, selon la variété. Les figues les plus recherchées peuvent atteindre 1 000 DA le kilo. La culture demande aussi davantage d’eau. Certains producteurs disposent de puits ou de sondes. D’autres doivent acheter des citernes pour irriguer leurs vergers.

Ils doivent préserver les fruits, mais aussi maintenir leur qualité jusqu’à la récolte et la commercialisation. Cette situation augmente naturellement les coûts pour certains producteurs. Elle se répercute ensuite sur le prix payé par le consommateur.

La figue reste pourtant un fruit apprécié. Elle est peu calorique et riche en fibres. Elle contient notamment du potassium, du cuivre et des antioxydants. Elle contribue au bon fonctionnement du transit intestinal et participe à une alimentation favorable à la santé cardiovasculaire.

À Alger, les consommateurs dénoncent des prix trop élevés

La hausse ne passe pas inaperçue auprès des consommateurs. Un client rencontré à Alger affirme avoir payé le kilo 1 200 DA dans un magasin. « Je l’ai acheté à Alger pour 1 200 DA. Pour moi, c’est le fruit le plus cher actuellement sur le marché. Dans ce magasin, les prix étaient entre 1 000 et 1 300 DA. C’est vraiment cher par rapport aux autres fruits, même certains fruits importés. Je trouve que ce n’est pas logique. »

Sur les routes menant vers Tizi Ouzou, les prix peuvent être plus accessibles. Une autre cliente affirme avoir acheté des figues à 650 DA le kilo sur la route de Boumerdès. Mais elle estime que la qualité ne justifie pas toujours le prix.

« J’ai acheté le kilo à 650 DA en rentrant par la route de Boumerdès. Mais pour moi, c’est encore très cher, surtout quand les figues sont petites. En descendant de la voiture, je pensais trouver des prix entre 300 et 400 DA au maximum. »

Les vendeurs expliquent cette différence par la disponibilité du fruit. La figue fraîche devient plus difficile à produire dans certaines zones. Elle demande aussi davantage de soins. L’eau devient un élément essentiel pour maintenir les figuiers en bon état pendant les périodes de forte chaleur.

À Béni Maouche, les incendies pourraient peser sur les prochaines récoltes

La situation est également suivie avec inquiétude dans les régions connues pour leur production de figues. Béni Maouche, dans la wilaya de Béjaïa, est particulièrement réputée pour ses figues sèches. La région accueille chaque année la fête de la figue et reste l’un des territoires emblématiques de cette production.

Lors des précédentes éditions, certaines qualités de figues sèches ont déjà dépassé 2 000 DA le kilo. Les incendies enregistrés cette année dans plusieurs régions pourraient encore compliquer la situation. Les producteurs devront désormais faire face aux conséquences des feux, mais aussi aux effets d’une saison marquée par une chaleur exceptionnelle.

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