Ce dimanche, Hafid Adrar, directeur général de la Caisse nationale des retraites, a annoncé sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio algérienne la signature imminente d’une convention avec une banque publique pour l’octroi de crédits à taux réduits à l’ensemble des 3,5 millions d’affiliés de la caisse. Le nom de l’établissement n’a pas été dévoilé.
L’accord prévoit également une option de financement islamique, accessible dans des conditions qualifiées d’avantageuses par le responsable. Cette ouverture vers les produits conformes à la charia tranche avec la pratique habituelle des caisses sociales, peu portées jusqu’ici sur ce type d’ingénierie financière.
Adrar a tenu à situer ce partenariat dans une logique de rupture avec l’ordinaire de l’institution. La CNR, a-t-il dit, entend ne plus se cantonner au versement des pensions et aux revalorisations périodiques. D’autres conventions sont à l’étude, sans précision sur les secteurs visés ni sur les partenaires potentiels.
Mai avancé, juin décalé
Sur le calendrier de paiement, le DG a confirmé que les pensions et allocations du mois de mai, intégrant les nouveaux montants issus de la revalorisation du SNMG, seront versées dès la première semaine du mois. Habituellement, les paiements s’étalent du 15 au 26. Le motif invoqué est l’Aïd El Adha.
Le mois de juin suivra le même décalage, avec un versement prévu aux alentours du 8. À partir de juillet, le calendrier normal reprend.
Adrar a écarté toute hypothèse de retard sur les mois suivants. Il a rappelé les dispositifs de contact à distance mis en place par la CNR, notamment les services électroniques, le numéro vert 3011 et les réseaux sociaux, pour limiter les déplacements physiques des bénéficiaires.
Depuis le 1er janvier 2026, la pension minimale a été relevée de 20 000 à 24 000 dinars, et l’allocation de retraite de 15 000 à 18 000 dinars, pour une charge annuelle estimée à 88 milliards de dinars par l’institution. Une réforme de fond reste pendant.


