Le pétrole brut perd du terrain ce mardi 14 avril sur les deux références mondiales. La correction est plus prononcée sur le brut américain, dont le repli soulève des questions sur la solidité de la demande aux États-Unis.
Le Brent de mer du Nord s’échangeait à 98,35 dollars le baril ce mardi, en repli de 1,01 dollar soit 1,02% par rapport à la clôture précédente. Le brut américain WTI accusait un recul plus marqué, à 96,91 dollars, en baisse de 2,17 dollars, soit 2,19%.
L’écart entre les deux contrats, qui franchit le seuil de 1,40 dollar, mérite attention. Un tel différentiel Brent-WTI en expansion traduit généralement une tension sur les stocks américains ou une anticipation de moindre demande domestique aux États-Unis, deux hypothèses que les données hebdomadaires de l’EIA permettront de trancher en fin de semaine.
Le recul du jour survient après plusieurs séances de forte volatilité. Le graphique journalier fait apparaître deux pics proches des 110 dollars au cours des dernières semaines, suivis d’une correction franche. Les prix restent néanmoins à un niveau historiquement élevé par rapport à la moyenne des cinq dernières années, ce qui préserve les marges des pays exportateurs d’hydrocarbures, dont l’Algérie.
Pour Alger, dont les recettes budgétaires restent fortement corrélées aux cours du Sahara Blend, le maintien du Brent au-dessus du seuil de référence de 60 dollars inscrit dans la loi de finances 2026 continue de dégager un surplus considérable. À 98,35 dollars, la rente pétrolière dépasse de plus de 60% le prix d’équilibre budgétaire officiel.
















