Le marché interbancaire officiel des changes entame le deuxième semestre sous le signe d’une continuité remarquable. Selon les cotations publiées par la Banque d’Algérie pour la première semaine de juillet, le dinar algérien affiche une trajectoire d’une grande stabilité face aux principales devises de référence.
Entre le 1er et le 8 juillet, le cours du dollar américain est resté fermement ancré autour de 133 dinars, débutant la période à 133,23 DA pour la conclure à 133,08 DA. De son côté, l’euro montre une régularité similaire en évoluant dans une marge très étroite, passant de 151,76 DA à 151,98 DA. Aucune variation significative n’a été signalée sur ce marché financier officiel durant cette entame de mois, traduisant une maîtrise rigoureuse des équilibres monétaires.
Cette fermeté de la monnaie nationale ne constitue pas un événement isolé, mais s’inscrit dans la continuité d’une dynamique solide observée depuis plusieurs mois. Soutenue par un niveau confortable de réserves de change et la tenue des recettes d’exportation, la politique monétaire permet d’amortir les chocs extérieurs et d’éviter les fluctuations imprévisibles qui touchent souvent les devises émergentes.
Facteur de stabilité pour les opérateurs économiques
Cette assise monétaire représente un atout stratégique majeur pour l’économie réelle et l’ensemble du tissu productif. En éliminant l’incertitude liée au risque de change pour les entreprises engagées dans le commerce extérieur, la stabilité du dinar algérien offre une meilleure visibilité budgétaire et garantit la sécurisation des approvisionnements. Les opérateurs économiques qui importent des équipements, des produits finis ou des matières premières indispensables à l’industrie locale peuvent ainsi planifier leurs achats internationaux en toute sérénité.
En calculant leurs factures sur la base d’un cours prévisible, les industriels parviennent à une meilleure maîtrise de leurs coûts de revient, ce qui leur permet de sécuriser leurs marges tout en évitant la répercussion de coûts imprévus sur le consommateur final. Enfin, l’absence de dépréciation brusque de la monnaie nationale face à l’euro et au dollar participe directement à la stabilisation des prix en limitant l’inflation importée sur les biens de consommation courante et les intrants industriels


