Le dinar algérien poursuit sa hausse face à l’euro sur le marché interbancaire

3 min de lecture
billet de dinar algérien

Le dinar algérien continue de s’apprécier face à l’euro sur le marché interbancaire officiel. Selon les données publiées par la Banque d’Algérie, la monnaie unique européenne s’établissait à 151,4329 dinars le 24 juin 2026. Mercredi dernier, le 17 juin, l’euro valait encore 154,2799 dinars. La baisse est donc continue depuis une semaine.

Les chiffres de la semaine illustrent ce mouvement de fond. Le 18 juin, l’euro cotait 153,5347 dinars. Il reculait ensuite à 152,6807 dinars le 19 juin, puis à 152,6013 dinars le 22 juin. Le 23 juin, la monnaie européenne s’affichait à 152,1987 dinars, avant de chuter à 151,4329 dinars le 24 juin. En une semaine, l’euro perd ainsi près de 3 dinars face à la devise algérienne. Cette baisse régulière confirme un raffermissement durable du dinar, et non un mouvement ponctuel.

Les autres devises suivent une trajectoire mitigée

Le dollar américain, en revanche, reste globalement stable. Il s’établissait à 133,3505 dinars le 24 juin, contre 133,3519 dinars le 18 juin. L’écart reste donc minime sur la semaine. La livre sterling recule légèrement, passant de 177,2943 à 175,9474 dinars. Le franc suisse suit la même dynamique que l’euro, avec un repli de 166,6795 à 164,3260 dinars. Le yuan chinois baisse également, de 19,7207 à 19,5977 dinars.

Du côté des monnaies régionales, le dirham marocain perd du terrain face au dinar, glissant de 14,4236 à 14,2487 dinars. Le dinar tunisien suit la même tendance baissière, passant de 45,5336 à 44,9749 dinars. À l’inverse, les devises du Golfe restent quasi figées : le riyal saoudien et le dirham émirati n’évoluent quasiment pas sur la période, signe de leur arrimage de fait au dollar.

Les hydrocarbures dopent les recettes en devises

Cette appréciation du dinar s’explique d’abord par la flambée des prix des hydrocarbures. Les tensions au Moyen-Orient font grimper les cours du pétrole et du gaz sur les marchés internationaux. L’Algérie, exportatrice d’hydrocarbures, profite directement de cette hausse. Ses recettes en devises augmentent ainsi de manière significative. Ce surplus financier alimente les réserves de change du pays.

L’amélioration des réserves de change donne une marge supplémentaire à la Banque d’Algérie. L’institution dispose désormais de plus de latitude pour piloter la valeur du dinar sur le marché interbancaire. Cette aisance financière explique en partie la fermeté de la monnaie nationale face à l’euro. Par conséquent, les opérateurs économiques et les importateurs observent attentivement cette évolution.

Partager cet article