Le vice-directeur de la Sonidep, la société nationale nigérienne des produits pétroliers, a apporté dimanche un démenti ferme aux rumeurs persistantes sur l’abandon du projet de gazoduc transsaharien. Dans une déclaration accordée à Algérie Internationale 24, le responsable a affirmé que le projet «n’a jamais été abandonné dans son essence» et qu’il devrait être mis en œuvre «très prochainement».
Un projet commun aux retombées mutuelles
Le responsable nigérien a insisté sur la nature bilatérale du projet, soulignant ses «importantes retombées économiques et sociales» pour les deux pays. Il a également salué l’initiative des hautes autorités d’Alger et de Niamey visant à «renforcer et relancer la coopération bilatérale», précisant que les deux parties travaillent à consolider leurs relations dans le domaine stratégique de l’énergie dans le cadre d’un «partenariat fondé sur l’intérêt mutuel».
Ces déclarations interviennent quelques semaines après l’annonce par le président Tebboune du lancement des procédures pratiques du projet directement après le Ramadhan, lors de la visite officielle du chef d’État nigérien Abdourahamane Tiani à Alger.
Un chantier à 13 milliards de dollars
Long de 4 128 kilomètres, le gazoduc transsaharien doit relier les champs gaziers nigérians à Hassi R’mel, dans le Sahara algérien, en traversant le territoire nigérien sur 841 kilomètres, le tronçon qui reste à construire. Le projet, estimé à 13 milliards de dollars, est conçu pour acheminer 30 milliards de mètres cubes de gaz par an, vers les marchés européens via les infrastructures algériennes existantes, notamment les gazoducs Medgaz et TransMed qui alimentent déjà l’Espagne et l’Italie.
Les sections algérienne et nigériane représentent déjà plus de 70 % du tracé total. Le cabinet britannique Penspen a été mandaté pour actualiser l’étude de faisabilité, financée conjointement par Sonatrach, la Sonidep et la NNPC nigériane.


