Le pétrole plonge à 59 dollars, son plus bas niveau depuis cinq ans

Le pétrole plonge à 59 dollars, son plus bas niveau depuis cinq ans

Les cours du brut stagnent près de leurs niveaux les plus faibles depuis 2020. Entre les négociations russo-ukrainiennes qui menacent de libérer l’offre russe et une demande mondiale qui ne décolle pas, le marché pétrolier traverse une zone de turbulences sans précédent récent.

Le pétrole vient de franchir un seuil psychologique inquiétant. Mercredi matin, le Brent s’affichait à 59,75 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate américain évoluait à 56,08 dollars. Malgré un léger rebond technique d’environ 1,5% dans les échanges asiatiques, les deux bruts de référence restent englués sous la barre des 60 dollars, un niveau qu’ils n’avaient plus connu depuis mai dernier.

La veille, la dégringolade avait été brutale : plus de 2,7% de pertes en une séance. En cause, les progrès dans les pourparlers de paix entre Moscou et Kiev. Un accord pourrait alléger les sanctions contre la Russie, déversant sur le marché des volumes considérables de pétrole russe alors que la demande mondiale reste anémique.

L’embargo contre le Venezuela, un coup d’épée dans l’eau ?

Dans ce contexte tendu, Donald Trump a durci le ton mardi, décrétant un embargo sur tous les pétroliers sous sanctions transportant du brut vénézuélien. Selon un trader américain, cette décision pourrait retirer du marché entre 400 000 et 500 000 barils par jour, de quoi théoriquement faire remonter les cours de 1 à 2 dollars. Mais les modalités d’application restent floues.

Sur les places asiatiques, les traders ont profité du passage sous les 60 dollars pour racheter quelques contrats, ce qui explique le timide sursaut du jour. Mais personne ne crie victoire. « Le marché reste vulnérable à la baisse », prévient l’un d’eux.

Le Venezuela ne représente que 4% des importations chinoises de brut, un volume marginal à l’échelle mondiale. Et le problème de fond demeure : le marché anticipe un excédent d’offre massif. « À court terme, il est peu probable que les prix s’envolent », confirme Emril Jamil, analyste du London Stock Exchange Group. Pour l’instant, c’est la surabondance qui écrase les cours.

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