Un décret exécutif vient d’être publié au Journal officiel, réaménageant en profondeur le statut de l’École nationale des impôts. Elle est désormais dénommée « École nationale des finances publiques ». Le texte élargit également ses missions pédagogiques à l’ensemble des métiers spécifiques de l’administration financière de l’État. Il redéfinit par la même occasion ses conditions d’accès, la durée de son cursus et sa gouvernance administrative**.**
Une nouvelle identité pour une vision globale
L’école reste placée sous la tutelle du ministre des finances et son siège est maintenu à Koléa, dans la wilaya de Tipaza. L’article 5 stipule clairement que l’école « assure la formation spécialisée pour l’accès aux grades appartenant aux corps spécifiques de l’administration chargée des finances ». Cette ouverture intègre la formation des inspecteurs-analystes du budget, des inspecteurs principaux du Trésor, de la comptabilité et des assurances, et des inspecteurs principaux des domaines et de la conservation foncière, en plus des inspecteurs principaux des impôts.
Une sélection rigoureuse et un cursus consolidé
Pour garantir l’excellence de ses futurs cadres, l’école maintient un recrutement sélectif. L’article 30 précise que « L’accès à la formation spécialisée prévue à l’article 5 ci-dessus, s’effectue par voie de concours sur épreuves ». Les candidats doivent être âgés de 23 ans au maximum et justifier de deux années d’enseignement supérieur accomplies avec succès dans des domaines tels que les sciences commerciales, les sciences de gestion, l’économie, les sciences financières et la comptabilité, ou le droit.
Le cursus de formation a également été défini de manière claire. Selon l’article 32 : « La durée de la formation spécialisée est fixée à trois (3) années ». Cet apprentissage, mêlant théorie et stages pratiques, est sanctionné par un examen de sortie rigoureux comprenant des épreuves écrites, une épreuve orale et la soutenance d’un mémoire , stipule l’article 35.
L’organisation de l’établissement a été renforcée. L’article 7 énonce que : « L’école est administrée par un conseil d’administration et dirigée par un directeur. Elle est dotée d’un conseil scientifique ». Ce conseil scientifique est une pièce maîtresse de la pédagogie, puisqu’il a pour rôle de formuler des avis et des propositions sur les programmes d’études, l’organisation des stages et les projets de recherche de l’école.


