Selon le site de la radio espagnole COPE, l’une des principales stations d’information du pays, José María Gallart, vice-président de la confédération espagnole de la pêche (Cepesca), affirme que des navires marocains et algériens opèrent en Méditerranée en recourant à des techniques de pêche interdites dans l’Union européenne depuis les années 1990.
« Les pêcheurs marocains et algériens pêchent illégalement du poisson qu’ils vendent ensuite en Espagne à un prix inférieur au nôtre », a déclaré José María Gallart.
Il précise que cette situation affecte particulièrement les flottilles d’Almería et de Murcie, actives autour de l’île d’Alborán. « Nous respectons toutes les règles européennes et sommes soumis à des contrôles très stricts, tandis que d’autres utilisent des techniques interdites », a-t-il ajouté.
Le responsable de Cepesca indique que la flotte espagnole en Méditerranée compte environ 550 navires, contre près de 700 pour les flottes marocaine et algérienne. Il estime que ces pays ont modernisé leurs capacités de pêche, tandis que les armateurs espagnols font face à des contraintes réglementaires et économiques croissantes.
Les pêcheurs espagnols dénoncent une “concurrence déloyale” de leurs homologues marocains et algériens
Des représentants du secteur espagnol de la pêche accusent des pêcheurs marocains et algériens d’utiliser des techniques de pêche interdites dans l’Union européenne, notamment des filets dérivants, avant de commercialiser leurs captures sur le marché espagnol à des prix inférieurs à ceux pratiqués par les professionnels espagnols.

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