Ligne ferroviaire Alger-Tamanrasset : Tebboune fixe la date du début du chantier

Une réunion de travail, présidée lundi par Abdelmadjid Tebboune, a arrêté les dates de démarrage du chantier ferroviaire transsaharien et confirmé le calendrier du complexe phosphate pour 2027. Les montants engagés n'ont pas été communiqués.

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Réunion du président Tebboune autour des projets structurants (Ph. APS)

Le président Abdelmadjid Tebboune a présidé ce lundi une réunion de travail consacrée aux projets structurants du secteur des hydrocarbures — mais c’est le chantier ferroviaire Alger-Tamanrasset qui capte l’essentiel de l’attention.

Enfin, la décision est actée : les travaux démarreront au plus tard en septembre 2026, découpés en trois fronts simultanés. Premier tronçon, Ouargla-In Salah. Deuxième, In Salah-Tamanrasset. Troisième, Tamanrasset–In Salah — le même axe dans le sens inverse pour accélérer la jonction. La ligne traversera plus de 2 000 kilomètres de désert pour relier le nord du pays à l’Ahaggar, au cœur du Sahara central.

Ce qui attire également l’attention dans cette réunion, -habituellement le Président préside des conseils des ministres-, c’est sa composition. Autour de Tebboune : le ministre des Hydrocarbures Mohamed Arkab, le ministre des Finances Abdelkrim Bouzerzour, le gouverneur de la Banque d’Algérie Mohamed Lamine Laabou, et le PDG de Sonatrach Noureddine Daoudi.

Réunir dans la même salle le régulateur monétaire, le ministre des Finances et le patron de la compagnie nationale pour parler d’un chantier ferroviaire, c’est rarement un exercice purement technique. Cela ressemble à une séance de validation d’un mécanisme financier — dont les détails n’ont pas été communiqués.

Phosphate et engrais : 2027 comme horizon

L’autre dossier du jour concerne le complexe phosphate intégré, destiné à produire de l’ammoniac, de l’urée et des engrais phosphatés et azotés. La mise en service est attendue au premier trimestre 2027, en parallèle avec l’achèvement de l’extension du port d’Annaba, qui servira de porte de sortie pour les premières exportations.

L’Algérie cherche depuis plusieurs années à dépasser le stade de l’exportation de roche brute pour monter en valeur ajoutée sur ses réserves de phosphate. Le gouvernement mise sur 2027 pour concrétiser cet objectif — avec, pour la première fois, un calendrier lié à une infrastructure portuaire opérationnelle.

Un signal politique autant qu’industriel

La tenue de cette réunion de travail à ce niveau de représentation — Premier ministre Sifi Ghrieb inclus — envoie un message sur la priorité accordée à ces deux chantiers dans l’agenda économique de l’exécutif. Reste à savoir comment ces projets seront financés et si les délais annoncés tiendront : septembre pour les premiers coups de pioche dans le désert, début 2027 pour les premières tonnes d’engrais exportées depuis Annaba.

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