Ce dimanche 26 avril 2026, le billet de 100 euros s’échange à 27 900 dinars à la vente sur le marché noir algérien. Une baisse de 50 à 100 dinars par rapport à la veille, directement liée aux tensions persistantes au Proche-Orient.
Sur le marché noir algérien, l’euro perd du terrain. Ce dimanche, le billet de référence de 100 euros s’échange à la vente contre 27 900 dinars. C’est une baisse sensible de 50 à 100 dinars par rapport à la cotation de samedi. À l’achat, les cambistes proposent entre 27 650 et 27 700 dinars pour le même billet. Ce recul n’est pas anodin. Il reflète directement les turbulences géopolitiques qui secouent les marchés financiers internationaux.
Le Proche-Orient, moteur de la baisse
La cause principale est identifiée. Les développements du conflit au Proche-Orient sèment le doute sur les marchés financiers mondiaux. L’absence de perspectives sérieuses sur une fin de la guerre perturbe fortement le commerce international. Elle chamboule également les voyages à l’étranger, notamment ceux des Algériens vers les destinations européennes. Or, moins de voyages signifie moins de besoins en devises. Moins de transactions commerciales à l’international produit le même effet. La demande pour l’euro sur le marché noir recule donc mécaniquement. Et moins de demande tire les cours vers le bas. Le lien de causalité est direct et immédiat.
Des secteurs entiers dépendent du marché noir
Ce recul de l’euro n’est pas sans conséquences pour plusieurs pans de l’économie informelle algérienne. En effet, de nombreuses activités s’approvisionnent exclusivement en devises via le marché noir. Les banques ne financent pas ces opérations. C’est notamment le cas du commerce du cabas, de l’importation de voitures neuves et de véhicules de moins de trois ans.
D’autres transactions commerciales informelles à l’international suivent la même logique. Pour tous ces acteurs, le marché noir reste le seul canal d’accès aux devises étrangères. Pour ces opérateurs, la baisse de l’euro réduit certes le coût d’acquisition des devises. Toutefois, l’instabilité des cours reste leur principal ennemi. La volatilité rend toute planification commerciale difficile à court terme. Selon un cambiste interrogé ce dimanche : « Cette situation risque de durer tant que les tensions au Proche-Orient restent vives. »
La cotation de ce dimanche confirme une tendance lourde : le marché noir algérien des devises est désormais étroitement connecté aux crises géopolitiques mondiales. Tant que le conflit au Proche-Orient ne montre pas de signes d’apaisement, les cambistes s’attendent à ce que l’euro reste sous pression.


