Air Canada a retiré de son programme de vols la liaison directe Montréal-Alger, dont la reprise était prévue à partir du 2 juin 2027. L’information a été rapportée par AeroRoutes, spécialiste du suivi des systèmes de réservation des compagnies aériennes, qui a constaté la disparition de ce programme lors de sa mise à jour hebdomadaire des horaires.
La décision prolonge un retrait amorcé plusieurs mois plus tôt. Le 23 avril 2026, Air Canada avait annoncé la suspension de la ligne pour l’été 2026, invoquant la flambée du prix du kérosène liée aux tensions au Moyen-Orient et à la fermeture du détroit d’Ormuz. Quatre fréquences hebdomadaires étaient alors prévues au départ de Montréal-Trudeau, à bord d’un Airbus A330-300. La compagnie avait présenté cette suspension comme temporaire, avec une reprise annoncée pour 2027. Le retrait du programme constaté fin août revient sur cette annonce, sans qu’Air Canada ait pour l’instant confirmé publiquement s’il s’agit d’un abandon définitif ou d’un simple ajustement de calendrier.
La liaison Montréal-Alger, ouverte en 2017, comptait parmi les routes les plus longues d’Air Canada vers l’Afrique et desservait une diaspora algérienne importante au Québec. Son retrait s’inscrit dans une série d’ajustements plus larges du transporteur, qui a suspendu six liaisons jugées non rentables, dont Toronto-New York (JFK) et Toronto-Salt Lake City, pour un impact total estimé à environ un pour cent de sa capacité annuelle.
Air Algérie renforce sa position sur l’Atlantique
Air Algérie reste donc seule à opérer un vol direct entre les deux pays. La compagnie nationale a déployé sur cette route son nouvel Airbus A330-900neo, livré à l’automne 2025 et configuré pour 308 passagers en trois classes. Elle a renforcé son programme durant l’été 2026, jusqu’à douze vols hebdomadaires avec deux rotations quotidiennes sur certaines périodes, dans le prolongement d’une capacité programmée en hausse sur l’ensemble de son réseau.
Pour les voyageurs, le retrait d’Air Canada réduit les options directes et laisse Air Algérie en position de monopole de fait sur cette route transatlantique, avec les conséquences que cela peut avoir sur les tarifs en l’absence de concurrence directe.

