Moutons : l’Algérie approche les 20 % des importations prévues pour l’Aïd El Adha

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Le programme d’importation de moutons engagé par les autorités algériennes en prévision de Aïd el-Adha se poursuit. Les ports du pays continuent d’accueillir des navires chargés de bétail. L’objectif est de sécuriser l’approvisionnement du marché national en moutons à l’approche de cette fête religieuse.

À ce stade, environ 180 000 têtes ont déjà été importées. Ce volume représente près de 18 % du programme global fixé à un million de moutons. Ainsi, l’Algérie se rapproche progressivement du seuil des 20 %. Cette évolution traduit une accélération relative du rythme des arrivages ces derniers jours.

Cependant, le chemin reste encore long. En effet, près de 800 000 moutons doivent être importés d’ici au 29 mai pour atteindre l’objectif initial. Pour y parvenir, le pays devra passer à une cadence soutenue, estimée à environ 200 000 têtes par semaine. Un défi logistique complexe, compte tenu des contraintes actuelles.

Dans ce contexte, le transport maritime constitue un facteur déterminant. Depuis le début des tensions au Proche-Orient le 28 février dernier, le trafic mondial connaît des perturbations notables. Les délais d’acheminement s’allongent. Par ailleurs, les coûts de fret restent élevés. Ces éléments pourraient peser sur le rythme d’importation des moutons dans les semaines à venir.

Malgré ces difficultés, les opérations se poursuivent dans les différents ports algériens. Les services concernés restent mobilisés afin d’assurer le contrôle sanitaire et la mise sur le marché rapide des moutons importés. L’objectif est double : éviter toute pénurie et limiter la hausse des prix à l’approche de l’Aïd.

Le privé souhaite participer au programme d’importation

En parallèle, cette opération d’importation suscite des réactions dans le secteur économique. Le privé national regrette son exclusion du dispositif. Plusieurs opérateurs estiment disposer de l’expertise nécessaire pour contribuer à la réussite de ce programme. Le président de la Fédération nationale des importateurs de viandes rouges a d’ailleurs souligné, lors d’une intervention sur la radio nationale, que les acteurs privés algériens possèdent un savoir-faire reconnu dans l’importation de moutons.

Pour sa part, le gouvernement a choisi de confier l’exclusivité de cette opération à un opérateur public. Cette décision vise à renforcer le contrôle des volumes importés, des prix et de la qualité des moutons. Toutefois, elle limite la participation des importateurs privés, pourtant expérimentés dans ce domaine.

Dans les semaines à venir, la réussite de ce programme dépendra de la capacité des autorités à maintenir un rythme élevé d’importation de moutons. L’enjeu est de taille. Il s’agit de garantir une offre suffisante sur le marché national à l’approche de l’Aïd El Adha, tout en maîtrisant les équilibres du marché.

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