Le NAPEC (Africa & Mediterranean Energy & Hydrogen Exhibition and Conference) ouvre ses portes demain à Oran, pour trois jours. L’ambassade de Suisse y accompagne Holcim, ABB et SGS, qui tiennent le même jour un colloque sur la décarbonation et l’efficacité énergétique. Les trois groupes avancent leurs pions face à des exigences environnementales plus strictes et à une demande d’énergie en hausse.
ABB, spécialiste de l’électrification et de l’automatisation, dit installer en Algérie des compteurs intelligents certifiés MID et des systèmes de gestion centralisée InSite. Associés à des variateurs de vitesse, ces équipements doivent permettre aux usines de suivre et de réduire leur consommation. Le groupe se réclame du programme national de transition énergétique et affirme intervenir sur des infrastructures gazières, pétrolières et solaires. SGS Algérie, spécialisée dans l’inspection, le contrôle qualité et l’analyse environnementale, certifie les systèmes de management de l’énergie selon la norme ISO 50001.
Des exigences climatiques de plus en plus pressantes
Les industriels algériens sont confrontés à des normes environnementales accrues. SGS parle d’une « mondialisation des exigences climatiques » qui se traduit par des audits environnementaux stricts et un travail de mise en conformité. Holcim inscrit sa démarche dans la diversification de l’économie nationale au-delà des hydrocarbures.
Aucune économie d’énergie n’est chiffrée, pas plus que le coût de ces équipements pour une usine algérienne ou le calendrier de leur déploiement. ABB parle d’« économies d’énergie importantes » sans en donner la mesure.
Holcim El-Djazaïr vend en Algérie un ciment bas carbone, « ECOPlanet », et propose avec « Geocycle » de valoriser des déchets, dangereux compris, comme ressources alternatives, ce qui réduirait, selon l’entreprise, sa consommation de gaz naturel. En décembre 2025, une convention a été signée à Mascara entre l’unité Geocycle de l’usine d’Oggaz et le groupe agro-industriel Berrahal : des résidus de la raffinerie de sucre de ce dernier entrent dans le processus du cimentier, à raison d’environ 60 tonnes par mois pour commencer, un volume appelé à évoluer.
Holcim annonce aussi le déploiement progressif de solutions de réduction et de captage du carbone, au titre de l’ambition Net Zero du groupe et des engagements de l’Algérie. Il fixe un objectif de « 60 % de ciment à l’horizon 2026 », sans préciser de quel ciment il s’agit. Aucun budget ni investissement n’est annoncé.


