Le dinar algérien poursuit sa dépréciation face à l’euro sur le marché noir des devises. Ce mardi 7 avril 2026, la monnaie nationale enregistre un nouveau recul. Le billet de référence de 100 euros s’échange désormais à la vente contre 28 050 dinars. Cela représente une hausse de 50 dinars par rapport à la veille. De plus, la progression atteint 250 dinars comparativement au mardi 31 mars 2026. Ainsi, la tendance haussière de l’euro se confirme jour après jour sur le marché parallèle.
Cette flambée de l’euro face au dinar s’explique par un déséquilibre entre l’offre et la demande. En effet, la demande en devises reste soutenue. En revanche, l’offre demeure relativement stable. Par conséquent, cette équation tire mécaniquement le taux de change de l’euro vers le haut.
Dans ce contexte, le dinar subit une pression continue. Les cambistes observent une activité intense, notamment du côté des acheteurs. Ces derniers cherchent à sécuriser des devises pour financer différentes opérations commerciales.
Par ailleurs, certains profils dominent ce marché. Les importateurs de cabas figurent parmi les principaux clients. Ils alimentent une demande constante en euros pour leurs activités informelles. En parallèle, les importateurs de voitures contribuent également à cette pression. Le besoin en devises pour acquérir des véhicules à l’étranger accentue la tension sur le marché.
Ainsi, la hausse de l’euro face au dinar reflète une dynamique bien installée. Plus la demande augmente, plus les prix progressent. Et ce, en l’absence d’une augmentation significative de l’offre.
De surcroît, cette situation impacte directement les prix des produits importés par les commerçants du cabas et des concessionnaires automobiles. Elle pèse également sur les coûts des transactions liées au commerce extérieur informel.
Dans ce contexte, les perspectives à court terme restent incertaines. Si la demande continue d’augmenter, la pression sur le dinar pourrait se maintenir. À l’inverse, une régulation du marché ou une amélioration de l’offre en devises pourrait stabiliser les taux.
Le dinar confirme sa tendance baissière face à l’euro sur le marché noir. Cette évolution reflète un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande. Une situation qui continue d’alimenter la volatilité des taux de change parallèle en Algérie.


